Postbrbq
12 €|ref : PL SON 011
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Postbrbq

zVeep

Petit Label
2010

tiri Carreras : Batterie, percussion, objets
dom DuboisTaine : Clavier, traitement sonore
vee Reduron : Guitare

Trio éléctroacoustique, où les sonorités naturelle des percussions, électrique de la guitare et éléctronique du clavier se complètent et se fondent en un grand maelström ludique et déjanté

 

 

zVeep sonne comme une onomatopée, une glissade sur une peau de banane, un gag burlesque, pas vraiment comme un nom de groupe ! Pouvez-vous nous dire un peu ce qu'est exactement zVeep ?
T : Vee c’est Vincent notre guitariste adoré, le z c’est l’électronique qu’on retrouve dans zblug notre duo avec DoM et van zblic le trio avec Pascal Van Den Heuvel et zVeep ça sonne vraiment bien à mon goût !
V : Zveep, c'est Tiri Carreras à la batterie, Dom Dubois-Taine à l'électronique et Vee Reduron à la guitare électrique. Nous jouons une musique totalement improvisée un peu foldingue : l'onomatopée zVeep évoque ce côté foufou. Nous avons choisi ce nom la première fois que le groupe s'est produit sur scène. Tiri et Dom m'ont proposé zVeep – un nom qui met en avant mon surnom – et j'en ai été extrêmement flatté, j'en profite pour leur dire.
D : Rien à ajouter. Sinon que je ne regrette pas du tout que Vee soit le pivot du nom, comme il l’est souvent de la musique.

 
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
T : Grâce à la Fabrica'son qui organise les bœufs de musique improvisée à Malakoff sous la direction de Benjamin Duboc.
V : Oui, merci à la Fabrica'son qui est une super équipe et qui est quelque peu malmenée en ce moment (difficultés pour trouver un local)...
D :
 
zVeep est associé à bBlunk, zblug, eRratz, … au sein du collectif XoNdZf, d'autres noms encore plus imprononçables. Que se cache-t-il derrière cela ? De l'humour, une certaine forme de subversion du rapport au public, une recherche d'abstraction, de non-sens ?
T : AveveveVec un pPePeu d’entraînenenenement on nNnnny arrive mais le bégaiement n’est pas interdit comme dans notre musique.
Le XoNdZf propose une musique inventive et vivante et l’appellation des différents groupes suit la même approche esthétique.
D : De l’humour, certainement, qui reflète celui qu’on peut mettre dans notre musique, souvent, et aussi le caractère plutôt décontracté de notre approche, où l’on ne s’impose pas de règles, de canon esthétique a priori, et ou surtout on ne prend pas ça trop au sérieux (même si on travaille beaucoup). Un rapport à l’abstraction aussi, et plus précisément au bruit, ce qui rapproche plutôt de la musique dite « concrète » d’ailleurs. Le caractère d’onomatopée des noms de formations comme des titres de morceaux évoque assez bien l’attention que nous portons au timbre, et à l’énergie.
 


 
Votre musique, que l'on peut rattacher à la musique improvisée, à l'improvisation libre, se défait des deux fondements de la musique occidentale, le rythme et l'harmonie, et en cela verse – à l'oreille de nombreux auditeurs – dans l'abstraction et le bruit. Nous ne croyons pas que votre musique soit dénuée de toute sensation (il suffit pour cela de vous voir sur scène!), mais pouvez-vous néanmoins nous éclairer sur ce rapport conflictuel entre le rejet des codes qui fondent la notion de musique d'un côté et votre musique.
T : Je préfère improvisation libre à musique improvisée qui est effectivement improvisée mais pas forcément libre…Pour moi la liberté c’est l’absence d’interdit ce qui signifie que l’on peut tout se permettre et donc jouer des rythmes avec une pulsation clairement marquée par exemple ou encore des notes ou des mélodies.
Nous essayons toujours d’être le plus cohérent possible et de garder à l’esprit l’identité musicale que l’on souhaite donner au morceau que l’on joue : en composant comme le ferait un compositeur de musique contemporaine, mais de façon instantanée et donc beaucoup plus sensuelle et avec la plus grande sincérité. Je ne vois ici aucun conflit avec « les codes qui fondent la notion de musique » mais plutôt une libération.
V : Pour la première partie de la question : oui, dans la droite tradition de l'improvisation, nous nous défaisons à 99,9% de l'harmonie. Mais pas du contrepoint ! Notre musique ressemble en effet souvent à un entrelacs de sons, de bruits et d'éléments mélodiques que nous agençons de façon structurée, de façon à créer une émotion musicale. Quant à notre rapport au rythme, il est libre bien sûr, puisqu'il y a rarement un tempo commun aux trois musiciens. On est donc plutôt dans de la polyrythmie. Et il y a toujours une « pulsation » commune aux trois musiciens.
En réalité, nous ne rejetons aucun code : à mon avis, au point de l'histoire de la musique où nous sommes, les « gros » codes de l'histoire de la musique ont été déjà réduits en poussière par les uns, démolis en règle par les autres. Les barrières ont déjà été brisées depuis longtemps. Nous, nous ne faisons que nous amuser sans arrière-pensée.
D : Tout a été dit par mes collègues.
 
Sans faire de l'improvisation libre un mythe d'improvisation totale, il reste possible de dire qu'en entamant un morceau, vous ne savez pas où il va vous mener. Après vous être lancés, comment avancez-vous dans le morceau, qu'est-ce qui vous guide ? La simple recherche d'interaction ? Des images, des couleurs ?
T : J’ai toujours été avide d’expérimentation en tout genre et j’aime me laisser guider par les sensations dans l’instant présent. C’est vraiment très excitant de se lancer dans le vide et d’aller à la découverte de l’inconnu.
Je crois que le guide c’est tout simplement la musique et qu’il suffit d’être véritablement à l’écoute en faisant table rase de tous nos acquis en se libérant ainsi des « codes »…C’est un travail difficile mais très jouissif que l’on expérimente toujours avec plaisir !
V : J'essaie de suivre ma propre ligne pour avoir un discours cohérent, tout en écoutant en permanence la musique jouée par l'ensemble du groupe (comme si j'étais auditeur). Lorsque je joue, je suis complètement concentré sur cette double écoute et je joue souvent les yeux fermés. C'est le bon moment pour me piquer mon portefeuille.
D : Il me semble que je te l’avais rendu, ton portefeuille ? Blague à part, j’essaye aussi d’avoir cette écoute de l’instant, de soi comme du groupe dans son ensemble, d’accepter ce qui arrive et de laisser le discours se réorienter en fonction. En même temps, j’essaye de prendre de la distance, de sentir le morceau dans son ensemble, d’être imprégné de sa totalité : est-on dans une introduction, un développement, une parenthèse, un commentaire, une conclusion, une coda, et que fait-on de cela ?
 
Vous avez tous trois déjà joué dans des contextes musicaux plus conventionnels (rock, jazz). Jugez-vous difficile de vous développer comme groupe de musique improvisée, trouver des couleurs, une identité, une entente ? Qu'est-ce que cela représente comme travail ?
T : Le travail, c’est d’expérimenter comme je viens de le dire, comme « un véritable scientifique » c'est-à-dire sans à priori et avec les limites de nos instruments qui tendent vers l’infini…puisqu’on ne s’interdit rien.
Rock, jazz etc…ce sont des étiquettes avec des « conventions » rattachées.
Nous espérons avec zVeep produire une musique originale qui ne soit ni du rock, ni du jazz ni…de la musique improvisée mais juste du zVeep.
V : Le groupe a eu une période de gestation durant laquelle nous avons beaucoup joué ensemble, histoire justement de trouver quelle musique on voulait faire ensemble. Au tout début, nous avons fait de la musique improvisée assez « standard » mais au fur et à mesure des échanges musicaux et des discussions, la musique de zVeep est apparue, avec sa propre identité. Et puis à partir du moment où Dom a laissé tomber le piano pour l'électro, où j'ai commencé à utiliser de façon plus systématique la boîte à effets de guitare, le son de zVeep était là.
D : S’il y a une difficulté, c’est que dès qu’on a trouvé ce son, cette identité, ça peut rapidement devenir une manière, un style, un code, à son tour. D’où la nécessité de chercher sans arrêt sur des terrains que l’on ne connaît pas, pour ne pas répéter les mêmes trucs qu’on a déjà « mis au point ». Mais ça reste du zVeep quand même, malgré nous.

 


Le gouffre semble parfois immense entre la musique improvisée et d'autres styles de musiques plus « musicaux », au point qu'on peut imaginer un saut qualitatif à effectuer pour passer de l'un aux autres. Mais n'est-ce dans le fond pas qu'une histoire d'esthétique, de perception, de vocabulaire pour la décrire (une histoire de codes), quand tous puisent à la même source, quand tous convoquent à un même principe d'écoute ?
T : Peut être…
V : De toute façon, notre musique est le fruit de la rencontre de nos trois personnalités de musiciens, et ces personnalités se sont forgées à l'écoute et à la pratique de musiques très majoritairement « straight ». Dom a beaucoup pratiqué le répertoire de piano classique et a joué du piano-bar dans des hôtels ; Tiri a une longue expérience de groupes de jazz et une culture musicale très large. Il y a eu une évolution chez chacun de nous qui nous a amené vers l'improvisation libre. Mais toutes ces musiques forment probablement, comme vous dites, un ensemble cohérent.
D : L’écoute d’une musique construite sur le son, le timbre, la densité, et l’énergie plus que sur la mélodie et l’harmonie qui fondent la tradition occidentale et la plupart des musiques d’aujourd’hui demande certainement un effort particulier pour l’auditeur qui n’y est pas habitué. Oublier ses schémas habituels et tendre l’oreille. Ne pas chercher à reconnaître ce qu’on connaît déjà, mais faire confiance à ses sens. C’est le cas pour la musique dite « improvisée » comme pour une bonne part de la musique contemporaine. (Et ça n’a pas grand chose à voire avec le caractère improvisé en soi).
C’est sans doute aussi une question d’habitude, d’entraînement, ou plutôt de « désentraînement » : se défaire d’une culture omniprésente pour porter l’attention sur le phénomène sonore en tant que tel. Les enfants sont souvent plus réceptifs à de telles musiques que leur aînés « cultivés ».
 

Quels sont donc les termes qui permettent le mieux à votre sens de décrire votre musique (ou la musique improvisée en général) ?
T : Libre, expérimentale, drôle, jouissive.
V : Je pense que le terme le plus précis est Yeeeeeeah, le cri de l'escargot qui monte sur une tortue et se grise de la vitesse vertigineuse que cela va lui permettre d'atteindre.
D : Pour notre musique, rien à ajouter à ce qu’ont dit mes collègues. Pour la musique improvisée en générale, je trouve qu’il y a une ambiguïté autour de cette appellation : je ne suis pas spécialiste, mais il me semble qu’on appelle aujourd’hui (en tous cas en France) « musique improvisée » des musiques essentiellement portées sur le travail du son et de l’énergie, volontiers minimale, et sur le refus des conventions les plus saillantes de la musique occidentale. Pourtant, toute musique improvisée ne suit pas nécessairement ces prescriptions, et en revanche il est de nombreuses musiques écrites qui les suivent. Il y a donc le caractère improvisé d’une part, et la tendance bruitiste, sonore, ou que sais-je encore, d’autre part.
 
Vous sortez votre premier album en novembre sur le Petit Label, parlez-nous un peu de ce Postbrbq, sa genèse, son label…
T : Postbrbq : encore du vocabulaire du XoNdZf mais toujours en relation avec la réalité puisque l’album a été enregistré après un délicieux barbecue bien arrosé…les titres toujours originaux sont inspirés de la musique mais pour comprendre il faut écouter le disque.
Cet enregistrement est le fruit d’une année de travail de répétitions régulières et de concerts.
Le Petit label a été séduit par notre musique et nous sommes très honorés d’intégrer leur catalogue qui compte de nombreux artistes très talentueux comme Benjamin Duboc, Didier Lasserre, Sejiiro Murayama etc…Le disque est conçu comme un véritable objet de collection avec pochette sérigraphiée et numérotée : la classe !
 

Existe-t-il selon vous un « conflit » entre la notion d'improvisation libre qui voudrait tendre vers l'instant, l'éphémère (le live) et celle d'album qui enregistre donc pérennise les sons ? Est-ce seulement une question que vous vous êtes posée ?
T : Aucun conflit, non. C’est important pour nous d’avoir fait ce travail, cela marque une étape et permet faire un bilan. Cela nous donne également plus de crédit vis-à-vis des programmateurs et donc plus de chance de pouvoir se produire et donc d’élargir notre public. C’est bien sûr très motivant pour nous.
V : Nous ne nous sommes pas posé la question. Il y a des artistes qui considèrent le disque comme un objet ayant une fonction radicalement différente de celle d'un concert. Je trouve cette approche très intéressante mais en l'occurrence notre disque c'est, très classiquement, des enregistrements d'impros.
D : C’est une question que je me suis posé personnellement il y a longtemps. Pour moi, l’improvisation est un mode de conception comme un autre. Elle atteint parfois des petits miracles musicaux que l’écriture serait bien en peine de produire… et de noter. Avec comme contrepartie pas mal de « déchet », quand l’inspiration n’y est pas, quand le courant ne passe pas. Alors pourquoi ne pas faire profiter de ces perles un plus large public que celui de la salle ? Il y a le concert, l’émotion d’être là où ça se passe au moment où ça se passe, la présence du musicien, l’émulation que peut provoquer en lui le public (même s’il est des répétitions à huis clos parfois bien meilleures). Et il y a disque, qui n’enlève rien aux vertus du concert, mais qui en a d’autres. Le travail que nous avons fait sur Postbrbq (voir ci dessous) est une manière de tirer parti de cet autre mode de diffusion de notre musique.
 
Du coup, comment l'album est-il conçu, agencé ? A partir de quel matériau ?
T : Tous les morceaux proviennent de la même séance d’enregistrement, le même soir. Nous avons juste mixé et défini l’ordre puis les titres, DoM nous a fait une belle pochette.
D : C’est un travail d’écoute de sélection, de choix, de coupe, de mise en désordre. On est d’abord parti de plusieurs sessions qui nous plaisaient, et l’on s’est finalement concentré sur celle du barbecue qui offrait suffisamment de matière pour faire un album, et une bonne cohérence sonore. Puis on a travaillé sur cette matière, remixé, distordu, assoupli, extraverti… jusqu’à l’obtention du résultat final. C’est un véritable travail de construction, aussi passionnant que la production de la musique dans l’instant.

 

On peut trouver sur le net de nombreux labels numériques, proposant les albums au téléchargement uniquement. Ils semblent représenter une nouvelle modalité de production musicale, dégagée des coûts du pressage et ouverte aux genres plus confidentiels. Néanmoins, un disque possède une aura, un « prestige » que n'ont pas les fichiers virtuels. Êtes-vous sensible à cet objet ou auriez-vous pu aussi bien sortir l'album en numérique ?
T : Personnellement, j’apprécie l’objet car c’est bien agréable à manipuler surtout lorsque la pochette est aussi bien réalisée et c’est pratique à transporter (en voiture, en vacances etc…). C’est aussi pratique pour proposer au public des concerts et évidement pour être en rayon chez les bons disquaires. On a également plus de chance d’avoir des auditeurs bien équipés et qui profitent d’une bonne qualité sonore par rapport au mp3 du net…
Les labels numériques présentent également certains avantages. Nous avons sorti notre album de bBrrAx chez believe, celui de bBlunk chez insubordination et bientôt zblug chez suRRism en téléchargement uniquement. C’est très pratique, on peut écouter directement ou bien télécharger puis éventuellement graver et même imprimer la pochette et en plus c’est souvent gratuit !
Cela nous permet d’être diffusé à grande échelle et d’être écouté par un public varié. L’inconvénient, c’est que tout le monde n’est pas équipé pour pouvoir profiter de cette offre. L’idéal serait de proposer les 2 possibilités…
V : En termes de notoriété, cet objet représente quelque chose d'important pour nous. Le concept de net-label est encore assez méconnu tandis que tout le monde sait ce que c'est un disque. Et puis c'est un « bel objet ».
 
Le live reste néanmoins essentiel dans la musique improvisée tant vous voir sur scène permet de comprendre la façon dont la musique se conçoit, par vos gestes, mimiques, l'action que vous faites subir à vos instruments… Quels sont les lieux où nous aurions une chance de vous voir ?
T : Le 24 novembre 2010 au KOBE à Ivry-sur-Seine, puis le 5 février 2011 chez Ackenbush à Malakoff et encore ailleurs j’espère bien !
 
Cela reste un milieu très marginal. Comment concevez-vous cette marginalité par rapport à votre public, à la production musicale actuelle, à la société actuelle ?
T : Je suis quelqu’un d’optimiste parce qu’il n’y a que deux façons de voir la vie : du bon ou du mauvais coté. J’ai fait mon choix.
Je trouve que la société actuelle offre des possibilités infinies et, en particulier, avec internet et le numérique nous pouvons produire notre musique et la diffuser « librement » sur toute la planète. En plus des disques diffusés par les labels, le public peut également nous écouter sur notre site et nous voir sur notre chaîne youtube.
Je regrette qu’il n’y ait pas plus de lieux pour se produire dans « de bonnes conditions » car nous avons besoin de jouer.
V : Je regrette cette marginalité, évidemment. Surtout le manque de lieux et de moyens dont souffrent les musiques improvisées de création. Heureusement, ces musiques ont d'excellents musiciens et un public enthousiaste. Cette marginalité reflète bien sûr un certain état de la société actuelle, dans la mesure où les pouvoirs publics préfèrent donner des milliards aux banques et aux entreprises du CAC 40 que des milliers aux lieux de création.
D : Le milieu est très marginal en effet. Pourtant, je suis convaincu que nombre de musiques dites improvisée et/ou expérimentales sont susceptible de toucher un public beaucoup plus large. 99% des gens n’ont tout simplement pas idée que ça existe. Les moyens de diffusions manquent, certes, mais je pense aussi que le milieu est assez refermé sur lui même : chacun se situe par rapport à ce milieu et à « son » public, plutôt qu’au public en général. Les présentations des musiciens, les textes en exergues des concerts sont volontiers abscons, s’adressant aux seuls initiés. Comme s’il ne fallait pas « s’abaisser » au niveau d’un public « lambda ». Mais certains lieux ont su faire la pédagogie nécessaire : par exemple, la Fabrica’son, où l’on s’est tous les 3 rencontrés organise depuis des années des concerts – du jazz plutôt d’avant garde à l’improvisation la plus bruitiste - le dimanche après midi, qui draîne un public familial et local (et pas seulement spécialisé). Public qui revient !
 
Le groupe est représenté sur le site du collectif xondzf, le petit label a bien entendu un site qui propose des ventes en ligne, renvoie au site des allumés du jazz, on ne fait plus rien sans internet. L'essor considérable de ce média permet autant la visibilité que la confidentialité. Joue-t-il à votre sens un rôle dans la reconnaissance de votre travail, dans sa communication, sa diffusion ?
T : Ben j’aurais du lire1 toutes les questions avant d’y répondre…
D : Internet est évidemment aujourd’hui un outil un peu incontournable. Une vitrine non localisée, donc localisée partout. Il joue un rôle indéniable de communication, un peu aussi dans la diffusion. Quant à la reconnaissance, je crains que ce soit souvent plus les lieux où vous avez joué, les musiciens que vous avez croisés, les labels qui vous ont « signés » qui font de vous « quelqu’un » plus que la musique elle-même pour bon nombre d’acteurs du milieu. Mais pas tous heureusement.
 
Merci à vous trois pour cet entretien. Avant de nous quitter, un petit mot peut-être sur votre musique, ce qu'elle vous évoque, comment vous la concevez, ce qu'elle vous apporte ?
T : Elle me fait beaucoup de bien, j’espère que ce sera réciproque !
V : La musique de zVeep m'évoque en général un doux paysage bucolique, avec une biche ou un castor qui boit paisiblement à un ruisseau. Merci à Culturopoing !
D : A moi aussi elle fait du bien. C’est probablement, de tous les projets auxquels j’ai pu participer, celle qui ressemble le plus à une musique que j’ai envie d’écouter… et c’est par rien. Merci à Culturopoing !

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