ÉVÉNEMENTS DES LABELS

17/06/2015

Un nouveau Label aux Allumés du Jazz : "The Bridge Sessions #1"

Lancer de disque

La musique vole de partout, sans les ailes du disque, qui se fait rare, alors qu'il a tout lieu d'être. Peut-être faut-il qu'il soit associé plus étroitement encore à une aventure collective, des individus, des endroits, des moments, des histoires, des coordonnées – des choses étranges en définitive.

           

« Sonic Communion », la première sortie du label The Bridge Sessions, documente le premier ensemble franco-américain à avoir traversé ce pont, ce réseau transatlantique d'échanges entre musiciens créateurs, vers la France, en octobre 2013. Le disque a été lancé à temps pour accompagner le voyage retour de ce même ensemble, vers Chicago, en avril 2015. Quantité d'autres relevés, des carnets de bord, des croquis, des photographies, des films, des hologrammes font une ciliature à ce disque, et sont disponibles ici: www.acrossthebridges.org.

           

Il en sera toujours ainsi : l'objectif du label et du réseau étant d'enregistrer chaque ensemble lors de sa tournée initiale et de réaliser un disque pour étayer la tournée suivante et celles au-delà. Ce pourquoi l'idée de "documenter", loin de nous paraître réductrice, semble devoir et pouvoir compléter "le sens de l'œuvre", en particulier lorsqu'il s'agit d'une musique qui s'improvise, pour laquelle laisser une trace, de quelque manière que ce soit, n'a jamais été une évidence ou une fin en soi.

           

Quelles sont nos motivations ?

           

D'abord, il faut savoir nous avons l'esprit de contradiction, qui est après tout le moteur de l'histoire : quand, il y a quelques années de cela, le monde ployait sous le poids de trop d'objets, babioles et gadgets, nous ne rêvions que de les désintégrer. Depuis que presque tout se dématérialise, nous ne pensons qu'à mettre de drôles d'objets en circulation, des disques par exemple, et à défendre un bonheur tactile qui ne se limite pas à l'effleurement quotidien de l'interminable surface des écrans.

           

Nous n'oublions pas non plus que, durant quelques millénaires environ, la musique s'est dispensée d'être enregistrée, d'être diffusée autrement que lorsque des femmes et des hommes se saisissaient de leurs instruments, étaient saisis par eux. Tout part de la performance et y revient. Il a suffi d'une nouvelle technologie et de sa chaîne de production pour que, en quelques années à peine, après la Première Guerre mondiale, on passe d’un demi-million de disques produits par an à près de 100 millions, et jusqu'à ce que, vers 1970, l'industrie de la musique enregistrée génère plus de profits que l'industrie du cinéma ou celle du sport. C'est arrivé. On connaît l'histoire, depuis les premières firmes jusqu'aux majors et aux fusions, et à l'affaissement, tandis que les labels indépendants prenaient de plus en plus l'allure de labels clandestins. D'objet de luxe, le disque, sous une forme ou sous une autre, est devenu un bien de consommation courante, une marchandise, une relique. Une nouvelle technologie a remplacé une nouvelle technologie, et comme à chaque fois ça ne parle que de "démocratisation".

           

Nous démarrons donc The Bridge Sessions, en 2015, parce qu'il est trop tard, alors que l'effondrement de la valeur d'échange du disque-objet veut emporter avec elle la valeur d'usage de l'objet-disque. Et parce que nous ne sous-estimons pas le fait hautement révélateur que ce mot, disque et disque rage, est le seul qui désigne des réalités aussi bien en anatomie qu'en astronomie, en géométrie, en horlogerie, en informatique et en signalisation ferroviaire (sans oublier la Confédération des syndicats révolutionnaires de Turquie). À tous ces titres, The Bridge Sessions n'abandonnera pas l'exercice périlleux mais ô combien épanouissant du lancer dedisque.


The Bridge Team

http://www.allumesdujazz.com/labels/The_Bridge_sessions_1_117_68

16/06/2015

Un nouveau Label aux Allumés du Jazz : "Naï Nô Records"

Naï Nô Production est une structure de production française qui soutient de nouvelles musiques affranchies des frontières esthétiques. Jazz, musique improvisée, rock, musique traditionnelle ou contemporaine n’en sont plus que les composantes.

Naï Nô Production regroupe au sein de ses projets un certain nombre de musiciens issus de la scène jazz et musiques improvisées françaises et européennes, ainsi que des musiciens venant d’autres horizons musicaux (électro, pop, musiques du monde).

Naï Nô est également un label de production discographique : Naï Nô Records.

 

http://www.allumesdujazz.com/labels/Nai_No_Records_116_68

08/06/2015
Communiqué des Allumés du Jazz à propos des changements à Radio France

Communiqué des Allumés du Jazz à propos des changements à Radio France

« Liberté d’expression » ! Ces mots ne sauraient être une tournure vide de sens, un habillage vaguement pratique.
 
Or, au travers d’une grève de 28 jours, la plus longue de l’histoire de Radio France, ses personnels nous ont alertés d’une menace sérieuse.
 
Ce n’est pas la première fois que frustrations, contrariétés, sentiments d’injustices naissent des décisions des pouvoirs en charge (renvoi de journalistes et producteurs talentueux, amputations des programmes, érosion de la qualité), mais jamais on n’a senti aussi crûment la mise à bas de cette « liberté d’expression » dont la radio nationale devrait être un tantinet garante ; devrait être expressément garante.
 
On partira ici du principe - sur lequel on insistera - que les musiques naissent libres et égales entre elles.
 
Faut-il rappeler le rôle joué par la RDF, la RTF, l’ORTF, puis Radio France dans la constitution du champ musical en France, de ses recherches, de ses perspectives ?
 
Faut-il rappeler aussi le rayonnement provoqué par la possibilité d’assister à des concerts de grande qualité, gratuitement ou à moindre prix ?
 
Faut-il rappeler, par exemple l’importance considérable de la radio dans la diffusion du jazz en France ? On citera avec insistance les noms de Marjorie Alessandrini, Patrice Antona, Yvan Amar, Jean-Arnaud, José Artur, Jean-Christophe Averty, Jérôme Badini, Henri Bernard, Patrice Bertin, Jacques Bisceglia, Patrice Blanc-Francard, Pierre Bouteiller, Xavier Yvonne et Robert Brédannaz, Brocker, Jean Buzelin, Philippe Carles, Claude Carrière, Daniel Caux, André Clergeat, Sim Copans, Maurice Cullaz, Louis Dandrel, Charles Delaunay, Julien Delli Fiori, Jean Delmas, Henry Devay, Michel de Villers, Jack Diéval, Michel Dubourg, Hervé Dubreuil, Alain Durel, Alex Dutilh, Anne-Marie Duverney, Chris Flicker, André Francis, Maryse Friboulet, Louis Fritsch, Alain Gerber, Jean-Louis Ginibre, Michel Godard, Laurent Goddet, André Hodeir, Henri Hubert, Michel Jules, Philippe Koechlin, Gabriel Lallevée, Daniela Langer, Pierre Lattès, Bruno Letort, Lucien Malson, Jean-Marie Masse, Jean-Robert Masson, Franck Médioni, Arnaud Merlin, Anne Montaron, Raymond Mouly, Claude Muller, Daniel Nevers, Bernard Niquet, Hugues Panassié, Jean-Jacques Patrice, Xavier Prévost, Franz Priolet, Jean-Michel Proust, Auguste Pujolle, Henri Renaud, Jean-Paul Ricard , Marie-Berthe Servier, Jean-Paul Terray, Gérard Tourtrol, André Vasset... La liste n’est pas exhaustive et toutes et tous ont œuvré non seulement à une meilleure connaissance de cette musique, à sa compréhension profonde, mais aussi à sa maturité, à son intégration, à son existence même.  Il ne s’agissait pas de situer le jazz dans ce que la novlangue en cours nomme sans dignité une « niche », mais de le vivre sur la place publique. Plus que jamais, le jazz ne saurait être seul, il vit dans une grande diversité de musiques. Le rôle de la radio est d’en préciser les perspectives, les reliefs, les liens.
 
Les nouveaux décideurs de l’audiovisuel en France se préoccupent d’abord de réaménagement de bureaux de fonction, de voyages en taxis pharaoniques, de Peugeot 508 neuves, d’experts en gestion d’image, puis ensuite d’audimat « toucher un public le plus large possible[1]  » et de rentabilité, notion qui a son absurde lot d’abstractions lorsqu’il s’agit de service public.  Foin de la création, de l’excellence, de l’intelligence.
 
Le changement de la radio, c’est donc maintenant. Il ne s’agit plus de sales petits coups en douce, mais d’une véritable déflagration : avis de 380 licenciements, fermeture du bureau du jazz suivie d’une transformation simulée, annonces de la suppression de France Musique puis son amaigrissement à deux faces (classique et jazz la semaine, « diversité » le week-end), grille des programmes ratatinée, captations de concerts réduites de moitié et suppression des cachets pour les musiciens enregistrés (en invoquant soudainement que France Musique, qui l’a pourtant pratiqué depuis des lustres, ne serait juridiquement pas apte à le faire), mise à l’écart du commentaire (« plus de place à la musique et moins à la musicologie1 »), réduction spectaculaire des moyens de productions au profit de simple passage de musique…
 
Un slogan de France Musique indiquait « la musique un ton au-dessus », un autre de France Inter que la « voix était libre » en nous priant « d’écouter la différence ». À l’heure d’impressionnants changements technologiques, sources logiques de confusion, quand lors des deux dernières décennies, les oracles avisés, futurologues high-tech et autres experts se sont lourdement trompés dans leurs prévisions, il semble bien que cette différence, cette liberté sont les moyens inaliénables pour un service public qui se doit d’être au-dessus des concurrences passagères, qui se doit d’écouter autre chose que les logiques meurtrières de l’uniformité.
 
C’est TOUTE la création musicale dans son ensemble, dans sa diversité, dans sa créativité que nous voulons voir figurer à titre égal et généreux sur les chaînes de la radio publique - France Musique, France Inter, France Culture, FIP, France Bleu, France Info, Mouv - débarrassée de la dictature du divertissement et de ses manipulateurs. Il en va très sérieusement de « la liberté d’expression ».
 
 
 
                                                                                                            Les Allumés du Jazz
 
 

 
1 AFP 26 avril 2014

04/06/2015

Enregistrement du nouvel album d'Ursus Minor Appel à financement participatif !

Pour le Label nato

"Le groupe Ursus Minor existe depuis sa première apparition au festival Sons d’hiver en janvier 2003. Les disques nato existent depuis 1980, nés à la faveur des nuits étoilées d’un petit village de La Sarthe.
Le festival Kind of Belou existe depuis l’an 2000, façon décidée d’entrer dans un siècle nouveau. nato et Kind of Belou se sont rencontrés un 20 août 2006 à Treignac lors d’un concert mémorable d’Ursus Minor.
Exister n’est pas rien, se rencontrer non plus !

Ursus Minor a enregistré 3 albums (et une musique de film), ce n’est pas trop. Le temps est venu d’un nouvel opus !
Pour sa 12e année, il met en chantier pour l’été prochain, non seulement un 4e album, mais aussi concerts et surprises diverses en la ville de Treignac. Kind of Belou et nato s’associent pour cette réalisation.

Les musiciens d’Ursus Minor (Tony Hymas, François Corneloup, Grego Simmons, Stokley Williams) trouveront en Corrèze, en toute commune, le lieu de création de leur prochain album (double),
auquel seront associés quelques compagnons de route (Dominique Pifarély, Bernat Combi, Le Bénéfice du doute - Timothée Le Net et Mael Lhopiteau -, Frédéric Pierrot).

Faire un disque n’est pas rien et la confusion actuelle n’a comme seule vertu que celle de préciser nos désirs et nos urgences. Ce nouvel album d’Ursus Minor est motivé par le désir et l’urgence.
Une grande envie de beauté aussi. Pour y répondre au mieux, nous souhaitons votre aide de façon simple : une participation à différents types de propositions liées au préachat du disque en diverses situations et accompagnements (voir liste sur la page web dédiée au projet).

Nous avons préféré ne pas encadrer cette souscription chez les spécialistes de ce qui est désormais (un peu pompeusement) nommé crowdfunding, mais simplement nous adresser à vous directement. On peut y voir une marque d'indépendance, l'envie aussi de faire ce disque ensemble. Ce qui aujourd'hui signifie beaucoup.

Vous pouvez consulter la page internet dédiée au projet et à son financement : www.natomusic.fr/site/ursus-minor.html. Les préachats qui y sont détaillés peuvent être effectués par Paypal, carte bleue ou chèque.

Nous restons bien sûr à votre disposition pour toutes précisions nécessaires et si cette expérience vous plaît, passez le message !

Les équipes de nato et Kind of Belou vous remercient de votre lecture en espérant votre vif intérêt et soutien et vous adressent un salut fraternel."

 

03/06/2015

Assises de la jeune création, on contribue !

A la demande du Ministère de la Culture, Grands Formats a contribué à la discussion autour des « Assises de la jeune création ». Retrouvez l’intégralité de cette contribution écrite ci-dessous (ainsi que le courrier et le cadre de réponse du Ministère en bas de pas).

Contribution de Grands Formats aux assises de la jeune création

1/ Diversité

Si la question de la jeune création est importante, elle ne peut l’être que si elle se pose comme objectif d’assurer à toutes les générations les moyens d’une production artistique, jeunes et moins jeunes.

Etre jeune n’est pas un gage de qualité artistique.

La politique publique peut s’attacher à la question du renouvellement des équipes artistiques (et non au remplacement comme cela est souvent le cas pour des raisons budgétaires sur certaines commissions d’aides), mais cela ne trouve de sens que si elle s’attache à un soutien tout au long de la carrière artistique.

De même, si l’on entend par diversité la manière de produire cette diversité artistique au travers d’œuvres, de formes et d’esthétiques différentes, elle ne peut être le fruit que de l’esprit et de la volonté des artistes eux-mêmes et en aucun cas subrogée à une réflexion sur des pratiques pédagogiques à remettre en cause.

La diversité artistique naît de la diversité des parcours, des vécus et des expériences personnelles avant tout. Le mélange des générations est une richesse potentielle immense et segmenter de façon trop insistante le monde de la création en catégorie générationnelle risquerait d’aboutir à des luttes stériles et destructrices qui fragiliseraient un milieu déjà très affaibli.

 

2/ Formation

La France dispose d’un des plus importants réseaux de structures d’enseignement, aujourd’hui mises à mal par le retrait de l’Etat (aides au CRR notamment) au profit des collectivités territoriales, menaçant ainsi l’égalité d’accès à des formations (amateurs ou pré-professionnelles) de qualité.

Il serait donc opportun, si l’Etat souhaite se porter garant d’une égalité d’accès partout sur son territoire, qu’il réaffirme son rôle prescripteur auprès des collectivités territoriales

N.B. : Il y a à ce jour en France plusieurs exemples de collectivités (villes ou communautés d’agglomérations) préférant renoncer au label de l’Etat plutôt que de conserver des Professeurs d’Enseignements Artistiques (professeurs titulaires du CA) coûtant plus cher que des Assistants d’Enseignement Artistique (professeurs titulaires du DE).

 

3/ Emergence

Il conviendrait tout d’abord de définir clairement ce que recouvre ce terme utilisé de manière assez généralisée aujourd’hui : parle-t-on d’artistes encore non structurés ? Non reconnus professionnellement par leurs pairs ? Par les professionnels ? Les moins de 30 ans ? De 40 ans ? La définition varie en fonction des dispositifs qui concerne cette catégorie encore floue.

Cf. point 1 sur la question de la non-pertinence à s’engager exclusivement sur un soutien à l’émergence.

De plus, certains secteurs tels que le jazz, les musiques improvisées, comme la musique contemporaine, sont des secteurs où l’impression est souvent répandue de ne jamais réellement émerger : faible exposition, économie fragile, peu de prise en compte de sa spécificité dans les dispositifs d’aide. Ce phénomène est en réalité dû à la confusion qui existe entre le secteur marchand qui propose des offres musicales à vocation plus divertissantes et le domaine de la création musicale qui, lui, réclame comme dans le cas des musiques classiques et contemporaines, un accompagnement soutenu qui ne relève pas de la notion d’émergence mais bien d’un accompagnement généralisé au titre du service public.

 

4/ Repérages

Jumeler les questions de repérage artistique à la question du numérique est assez réducteur dans un secteur comme la création artistique ou la prescription et la légitimation par les professionnels reste la norme.

Attention à la tentation de rendre plus populaire le choix de ce qui doit exister ou non au nom de prétendues pratiques participatives.

Sur la question du numérique comme élément ayant permis de rebattre les cartes du repérage artistique, cela reste assez peu pertinent du point de vue de la création artistique (en dehors de nouvelles formes numériques, arts urbains etc).

De plus, il nous semble que ce qui émerge aujourd’hui de ce repérage numérique est avant tout basé sur la capacité que ceux qui les réalisent ont de « faire le buzz », c’est à dire de leurs capacités à faire ni plus ni moins du marketing adapté à internet. Il y a 10 ou 15 ans une réflexion sur le repérage numérique aurait été pertinente. Aujourd’hui, c’est le monde des industries de la culture qui a entièrement envahi ce milieu (pour preuve l’omniprésence de la publicité associée à toute nouveauté qui fait de l’audience sur le net). Il nous apparaît que ce qui est mis en avant relève plus souvent de la nouveauté que d’une réelle création.

Dès lors comment construire des process permettant une égalité de traitement entre les diverses formes et diverses esthétiques dans la création artistique ? Notamment pour tout ce qui se trouve hors champ des industries culturelles ?

Il faut regarder plus loin dans le futur et faire le pari que le public, qui depuis quelques dizaines d’années consomme des biens numériques, voudra à l’avenir avoir de plus en plus un contact réel avec les musiciens. L’avenir de la musique restera sur scène.

La question de l’expertise du repérage artistique peut également être posée.

 

5/ Mobilité

A l’heure où la diffusion est de plus en plus problématique, ou les lieux de diffusions voient leurs marges artistiques diminuées et leur prise de risque sur les projets artistiques considérablement réduite, la question de la mobilité des artistes ne se pose plus seulement à l’international comme avant, mais également sur le territoire national. Peu de dispositifs permettent d’accompagner le rayonnement artistique que cela soit en local (extrême difficulté pour les équipes franciliennes notamment malgré des aides spécifiques de la Région), au national (prééminence de la « tête d’affiche » ou de la proposition artistique « populaire ») ou à l’international.

Sur ce dernier point, peu de possibilités sont offertes : pour la musique, le Bureau Export s’attache à accompagner l’industrie phonographique (induisant une surreprésentation des musiques de variétés au détriment de la création musicale), l’Institut Français ne propose que peu d’appels à projets précis, le reste de son action reste très obscure dans son fonctionnement pour les équipes artistiques, seules les sociétés civiles représentent un coup de pouce pour s’exporter (Spedidam notamment pour la musique).

L’Etat ne valorise pas pour les équipes artistiques qu’il soutient, conventionnées ou en structuration, le rayonnement international sur ses commissions, et le montage de projets européens est souvent bien trop lourd pour être réellement démocratiques.

 

6/ Solidarité et transversalités

Si le compagnonnage est important d’un point de vue de la structuration et de l’appropriation du fonctionnement d’un secteur d’activité tel que le secteur de la création artistique, peut-on réellement parler de compagnonnage artistique ? Le « faire » n’est-il pas pour un jeune artiste la seule manière de faire évoluer son travail ?

De plus, la notion d’accompagnement (étymologiquement « cheminer avec ») est malheureusement très souvent devenue vide de sens. La seule manière d’accompagner efficacement une équipe artistique est de faire en sorte qu’elle devienne autonome, or l’existence d’une équipe artistique dans le secteur de la création artistique reste souvent très fortement soumise aux financements publics… dès lors les notions d’autonomie et d’indépendance sont très relatives.

Si l’accompagnement peut se résumer dans le milieu de la variété à du coaching, le fonctionnement des musiciens, des ensembles, des compagnies musicales, des collectifs évoluant dans le domaine de la création musicale nécessite un accompagnement d’une toute autre ampleur car dans les champs esthétiques où ils évoluent, ils assument à eux seuls quasiment toutes les tâches de la filière (création, production, administration, recherche de financement, communication, diffusion etc.)

Concernant la transversalité, une création artistique est-elle meilleure parce qu’elle fait appel à une certaine transversalité ? Ou l’est-elle uniquement parce qu’elle bénéficie d’un regard positif de l’institution ? La transversalité comme nouvelle modernité ?

Il nous semble que la transversalité n’est en rien un gage de qualité artistique. Elle peut permettre de grandes choses, elle peut être aussi un prétexte à obtenir plus facilement des aides ou une façon de cacher le vide derrière un concept qui n’a aucun sens s’il est détaché d’une intention forte. Nous voyons aussi que cette notion permet, en agrégeant des disciplines, d’inciter à faire des économies d’échelle. Est-ce là l’avenir de la création artistique ?

Nous proposons avec les 40 grands formats que nous représentons, les 600 musiciens que nous faisons travailler sur nos créations et nos répertoires, de voir l’avenir comme une possibilité de faire encore de magnifiques créations musicales, de magnifiques créations mêlant aussi parfois musique, danse, théâtre, arts numériques, bref de pouvoir faire des choix qui assurent au public l’accès à toutes les formes de création.

Et ainsi de permettre aux jeunes artistes d’aujourd’hui, mais aussi à ceux qui leur succèderont, d’être vraiment libres de créer l’art de demain.

Grands Formats, mai 2015

Lettre et document de travail transmis en amont par le Ministère de la Culture : assises jeune création

SUR LE SITE DE GRAND FORMAT : http://www.grandsformats.com/assises-de-la-jeune-creation-on-contribue/#.VW7eL6banFT

30/04/2015

Soirée Hommage à Valérie

Soirée en hommage à
Valérie Crinière
le 12 mai 2015 à 18h30
à la Fonderie


Les Allumés du Jazz, la Fonderie et la compagnie NBA organisent un apéro-concert.

A cette occasion plusieurs musiciens et comédiens interviendront .

(Hélène Labarrière, Emilie Lesbros, Cristofer Bjurström, François Corneloup, Emmanuel Cremer, Benoit Delbecq, Sylvain Kassap, Rémi Gaudillat, Christophe Rocher, Bruno Tocanne…)

Entrée libre
Chacun peut amener quelque chose à boire et à grignoter...

La Fonderie
2 Rue de la Fonderie, 72000 le Mans
arrêt de Tram : Lafayette

merci de confirmer votre présence au 06 85 95 17 64

29/01/2015

Un nouveau Label : ACM Jazz Label

ACM Jazz Label

CONTACT :

Valérie Gustin

Chemin les Candoux

83170 Tourves
Tél : 06.52.66.33.40

Le label indépendant ACM "jazz label" (Aide à la création musicale) a été créé en 2014,
sous l'impulsion d'une équipe de passionnés, impliquÈe de longue date dans le monde musicale
et désireuse de partager ses coups de coeur de la scène jazz.
Notre objectif est de développer, valoriser, soutenir des projets artistiques dans le domaine du jazz, des musiques improvisées et également des musiques actuelles.

De quoi vous faire vivre de belles expériences auditives !

ACM Jazz Label
Chemin les Candoux / 83170 Tourves
Valérie Gustin / Présidente
acmjazzlabel@hotmail.com
06.52.66.33.40

site:  http://acmjazzlabel.wix.com/acm-jazz-label
https://twitter.com/ACMjazzlabel
http://www.facebook.com/acmjazzlabel

20/01/2015

Hommage à Jean Morières

Samedi 24 janvier 15 h à l'Auditorium du Concervatoire de Clichy

Olivier Benoit - Guitare

Agnès Binet - Accordéon

Jean-Jacques Birgé - Electronique

Florestan Boutin - Piano

François Cotinaud - Saxophone

Sylvain Kassap - Clarinette

Jérôme Lefebvre - Guitare

Bruno Meiller - Flûte

Mathilde Morières - Vidéo

19/01/2015

Fabrice Postel nous a quitté

Fabrice Postel était producteur des disques Hopi, une maison de disque fondée en 1994 suite au désir fort de faire connaître la musique de Gérard Marais.
Jean-Marc Padovani, Bobby Rangell, Jean-Luc Ponthieux, Michel Godard, Hervé Krief, Youval Micenmacher, Renaud Garcia-Fons, Yves Rousseau, Jean-François Canape, Jacques Mahieux, Franck Tortiller, Jean-Marie Machado furent aussi de l'aventure Hopi. Fabrice fut l'un des fondateurs des Allumés du Jazz et en devint non seulement le président, mais un acteur infatigable proposant sans cesse des idées nouvelles avec une volonté fantastique. Les difficultés - malheureusement banales lorsqu'il s'agit de musique - rencontrées par son label puis la maladie violente ont eu raison de sa volonté et son optimisme. Fabrice, notre compagnon, s'est éteint le 12 janvier.

22/12/2014

OVER THE HILLS

 

Valable du 20.12.2014 au 20.03.2015
Somme à atteindre: 5000 euros

Loin de toute nostalgie Bruno Tocanne et Bernard Santacruz ont initié en 2012 le projet « Over the Hills » autour d'une relecture de l’œuvre mythique de Carla Bley « Escalator Over the Hill ». Alain Blesing s'est très vite joint à cette initiative avant que tout l'orchestre ne s'investisse sans compter dans ce projet porté par le réseau imuZZic.

Après 3 résidences l'ensemble de 9 musiciens réunis autour de cette idée a donné ses premiers concerts cet automne. Si l'accueil du public et de la critique ont été exceptionnels, l’enthousiasme de Carla Bley et de Steve Swallow à l'écoute de l'un de nos concerts au Nevers Djazz Festival, nous a également beaucoup touchés !

Une nouvelle tournée débute fin Février 2015 et à l'issue de celle-ci, début avril, l'orchestre veut enregistrer ce programme pour une sortie de disque prévue fin 2015 sur le label IMR.(distribution Musea Records) Une nouvelle tournée aura lieu dès le mois de juillet.

Malgré les quelques aides dont nous espérons pouvoir bénéficier, compte tenu du nombre de musiciens, de leur répartition géographique aux 4 coins de l'hexagone (et en Suisse), des difficultés auxquelles sont confrontés les labels indépendants et aussi parce que nous souhaitons le faire dans les meilleurs conditions techniques possibles, nous avons réellement besoin de votre aide pour finaliser ce projet, ce que nous vous proposons sous la forme d'un financement participatif.

http://www.imuzzic.net/FinancementParticipatifOTH.html

Nous aurions pu passer par un des nombreux sites proposant ces services mais nous avons préféré nous adresser directement à vous, sans intermédiaires, gardant ainsi le caractère «convivial» de ce projet collectif.

Toute l'équipe de « Over The Hils » vous remercie sincèrement de l'intérêt que vous porterez à cet appel !

English :
Given the number of musicians, their geographical distribution, difficulties faced by independent labels and also because we want to do our album in the best technical conditions, we really need your help to finish this project with a participatory financing.
All the "Over The Hills'" team thank you for your interest !

21/10/2014

Le Label émouvance fête ses 20 ans

1994 : le contrebassiste Claude Tchamitchian réalise la première version de son orchestre Lousadzak et crée émouvance, label discographique et structure de production

Octobre 2014 : émouvance et l’orchestre Lousadzak fêtent leurs 20 ans !

3 soirées de concerts au programme de ces 20 ans :

- le 21 octobre à 20h30 : concert de l’Acoustic Lousadzak - Rochefort-du-Gard (Vaucluse), Chapelle Le Castelas - 15 euros (TR : 10 euros étudiants et demandeurs d’emploi)

- le 22 octobre 2014 à 20h30 : concert de l’Acoustic Lousadzak - Marseille - la Friche Belle de Mai, Salle Seita - 15 euros (entrée et buffet) – réservation indispensable au 04.91.64.30.47 ou label.emouvance@gmail.com

- le 23 octobre 2014 à 19h30 : émouvance fait son cirque ! - Marseille - la Friche Belle de Mai, Salle Seita

Une soirée de concerts à géométrie variable réunissant les musiciens de l’Acoustic Lousadzak et des invités : Françoise Atlan, Raymond Boni, Philippe Deschepper, Nathalie Négro...

Entrée libre – réservation indispensable - label.emouvance@gmail.com - 04.91.64.30.47

François Guery Photograph' et création graphique Soyouz Design par Gilles Freluche

http://www.emouvance.com/

23/09/2014

OVER THE HILL

L’ÉVÉNEMENT DE LA RENTRÉE !
Création autour de l’Opéra programme de Carla BLEY sur des textes de Paul HAINES : "Escalator Over The Hill"


Oeuvre phare dans le bouillonnement créatif des 70’s, Escalator Over The Hill se présente comme un panorama de toutes les musiques
de la planète construit autour du livret surréaliste et explosif du poète Paul Haines

Pour ce collectif réuni autour de Bruno Tocanne, Bernard Santacruz et Alain Blesing, travailler à la recréation de cet opéra s'est imposé comme une évidence
et aussi comme une nécessité. Le désir de s'attaquer à un monument pour en donner une lecture sensiblement différente, profitant d'un terrain propice à d'autres
explorations et fertile à d'autres transversalités.

Avec l'autorisation de Carla Bley et l'aide précieuse de Steve Swallow

Un projet du imuZZic Grand(s)ensemble, adhérent à Grands Formats

OTH
​Bruno Tocanne (dms), Fred Roudet (tpt), Jean Aussanaire (saxs), Alain Blesing (guit, effects), Perrine Mansuy (piano, keybords)Bernard Santacruz (el. bass, double bass), Antoine Läng (voices, effects - CH), Rémi Gaudillat (tpt), Olivier Thémine (clars)


Avec les soutiens de la DRAC Rhône-Alpes, la DRAC Bourgogne, la Région Rhône-Alpes, l'ADAMI, la SACEM, la SPEDIDAM
Co producteurs et résidences : Nevers Djazz, Le Train Théâtre de Portes Les Valence, Ritournelle, l'Auditorium du Thor, l'Ampli - Le Creusot
Producteur L'Affiche - Réseau imuZZic

RÉSIDENCES ET PREMIERS CONCERTS

12 au 14 septembre résidence-répétition studio l'Hacienda - Tarare (69)
20 au 23 octobre résidence au Train Théâtre de Portes les Valence

24 Octobre Festival Jazz Contreband, Le Brise Glace  - Annecy
6 Novembre Théâtre des 7 Collines - Tulle
7 Novembre Festival Émergences - Tours
13 Novembre Nevers Djazz Festival - Nevers
14 Novembre Train Théâtre de Portes les Valences
15 Novembre Rochefort du Gard
21 Novembre Auditorium du Conservatoire - Chambéry
4 décembre Festival Le Rocher de Palmer - Cénon
26 Février La Source - Fontaines (38)
6 Mars CIM - Bar le Duc
7 Mars la Fraternelle Saint Claude
18 Mars A Vaulx Jazz Festival
26 Mars Dijon

CONTACTS
Administration Manuela Gimeno : manuela.gimeno@numericable.fr
Musiciens : bruno.tocanne@gmail.com

TEASER 1° Répétitions

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09/09/2014

LA BATTERIE EN DANGER

Septembre :Denis Fournier SOLO
Du 26 au 28 septembre :  : Cerny (91), festival "Au Sud du Nord"
 Creation :"LA BATTERIE EN DANGER"
Prenez 5 batteurs importants dans le paysage français. Faites leur faire un solo d’une vingtaine de minutes chacun, puis mélangez-les dans une séquence ou ils jouent ensemble : vous obtiendrez une composition musicale improvisée très riche où vous entendrez que chaque personnalité a son propre son. Ils utiliseront aussi les-dites ‘structures Baschet’.
Les cinq batteurs qui se sont prêtés avec enthousiasme à ce challenge :
Frédéric Firmin, Denis Fournier, Simon Goubert, Pierre ‘Tiboum’ Guignon, Bertrand Renaudin.

04/09/2014

Tony Hymas Chroniques de résistance

SORTIE LE 1er septembre 2014

Pour le commander :

http://www.allumesdujazz.com/albums/Chroniques_de_resistance_1886_70_1

Suite en 27 fragments dédiée aux résistants du passé, du présent et du futur

L’idée de résistance est une donnée puissante de l’histoire de l’humanité. La musique aussi.

La trajectoire musicale de Tony Hymas, riche en couleurs et en rencontres (de Frank Sinatra à Jeff Beck en passant par Alan Hacker, Stanley Clarke, Henry Mancini, Evan Parker ou Michel Portal) révèle au premier plan une forme d’histoire populaire dont la musique serait le récit dynamique. Le pianiste britannique a partagé des histoires avec des Indiens d’Amérique ou mis en musique la Commune de Paris. Tony Hymas est avant tout un créateur soucieux de la qualité du monde.

C’est - à l’invitation du festival Kind of Belou à Treignac - une série de voyages en pays limousin, terre d’histoire forte et séculaire, « sensible et rebelle »*, et l’empreinte saisissante et si présente encore de cette entité extraordinairement exprimée lors de la Seconde Guerre Mondiale qui ont décidé de la mise en œuvre de ces Chroniques de résistance.

Chroniques de résistance est une aventure musicale issue de multiples rencontres. Une histoire dédiée aux résistants du passé du présent et du futur, qui prend racine en 1940 et, à partir d’événements choisis, cherche, non à être exhaustive, mais à en saisir la puissance tragique ou poétique, la détermination, et les incidences sur notre monde actuel.

Musique, textes et chansons se mêlent pour nous raconter par la poésie de René Char, celle de Robert Desnos ou d’Armand Gatti, par les paroles de Sylvain Girault ou Serge Utgé-Royo, les intentions de John Holloway, Barney Bush ou David Miller, autant d’épisodes souvent oubliés ou écartés du grand roman national : la présence des étrangers dans les maquis ou les armées de la France Libre, grands oubliés de la victoire à laquelle ils ont pourtant tant contribué et parmi eux, cette présence capitale de milliers d’Espagnols qui continuaient une guerre contre le fascisme, commencée plus tôt chez eux, ou encore ces autres Espagnols de la Nueve qui entrèrent dans Paris le 24 août 1944, le maquis limousin de ce résistant hors normes que fut Georges Guingouin, l’action déterminante des femmes Marianne Cohn, Germaine Tillion, Suzy Chevet, Olga Bancic, la Libération contrariée et ce qu’il nous reste à parcourir.

Tony Hymas a réuni pour ces Chroniques de résistance un orchestre, un « band », ou une bande pour être au plus près de ce compagnonnage. Des musiciens, acteurs, chanteurs, remarqués dans les univers de Ken Loach, Ill Chemistry, Jacques Rivette, Jean-Luc Godard, Jacques Higelin, Sly & Robby, Henri Texier, les Fantastic Merlins, Bernard Lubat, Rodolphe Burger, Odeia...

Soit le trio Journal Intime avec le saxophoniste basse Fred Gastard, le tromboniste Matthias Mahler et le trompettiste Sylvain Bardiau, le saxophoniste baryton François Corneloup, le batteur Peter Hennig, la chanteuse Elsa Birgé, la slammeuse Desdamona et les acteurs Nathalie Richard et Frédéric Pierrot.

Les illustrateurs Jeanne Puchol, Sylvie Fontaine, Vincent Bailly, Vaccaro, Daniel Cacouault, Stéphane Levallois ont rejoint l’ensemble pour prolonger la rencontre dans le livret de 148 pages

* Georges Chatain

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Chroniques de résistance :

Un disque de Tony Hymas publié par nato et distribué par l’Autre Distribution

Discographie sélective d’Histoire Populaire chez nato :

Tony Hymas, De l’origine du monde Collectif, Buenaventura Durruti Tony Hymas, Oyaté
Tony Hymas, Left for Dead Tony Coe, Les voix d’Itxassou

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Christelle Raffaëlli - tél 06 82 65 92 73 - e-mail : christelle.raffaelli@natomusic.fr

http://www.natomusic.fr

30/07/2014

Claire Elzière concert à l'Europeen Samedi 27 septembre 2014

NOUVEL ALBUM

disponible à partir du lundi 25 août 2014

 10 chansons inédites Musiques de Dominique Cravic, Olivier Moret et Jean-Philippe Viret

Avec les voix de Pierre Barouh, Dominique Cravic et Sanseverino

CONCERT A L’EUROPEEN

SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2014 À 20H30

Il y a des rencontres qui ne doivent rien au
hasard. Des rencontres aux sonnets entre un
auteur et son interprète. Celle de Claire
Elzière et d'Allain Leprest semblait écrite depuis longtemps, quelque part dans les étoiles. Car s'il nous a quittés un jour de l'été 2011, Leprest a laissé une trace indélébile dans le paysage de la chanson française, celle qu'on dit "à texte". Et Claire Elzière, qui a toujours offert sa voix et sa sensibilité au service des plus grands artisans de la rime, se devait de célébrer celui dont Nougaro a dit un jour qu'il était "l'un des plus foudroyants auteurs au ciel de la chanson française".

Une rencontre inéluctable, ou presque. Dont les prémisses remontent à 1995, aux Ateliers Chansons de Paris créés par Christian Dente. C'est là que Claire croise Allain pour la première fois. Au fil du temps, elle fera quelques unes de ses premières parties, puis intègrera certaines de ses chansons à son répertoire. Parmi elles, "L'Horloger", inspirée à Leprest par un autre grand de la chanson, Pierre Louki. Justement, Claire a déjà interprété Louki, au long de deux albums (La vie va si vite en 2003, puis Un original, 13 originaux en 2009), dont le premier fera dire à l'auteur, ravi, "à t'entendre, je rajeunis..."

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Car entretemps Allain Leprest s'est lié d'amitié avec Dominique Cravic, musicien et compositeur, fondateur du groupe Les Primitifs du Futur, big band bigarré de world musette tonique, dont Claire Elzière est la chanteuse. Récapitulons : Cravic écrit des musiques pour Leprest, Leprest chante sur un disque des Primitifs et offre à Cravic des textes destinés à Claire, que Cravic accompagne régulièrement sur scène ...

Claire Elzière publie ses disques sur le label de Pierre Barouh, Saravah, qui a également accueilli un temps les chansons de Leprest (Voce a mano en 1992, puis Leprest 4 en 1994). Tout semblait réuni pour une fructueuse et longue collaboration entre l'interprète de Brel, Ferré, Barbara ou Piaf, et celui qui a écrit pour Isabelle Aubret, Juliette Gréco, Francesca Solleville ou Enzo Enzo.

La disparition prématurée d'Allain Leprest aurait du mettre un terme à ces amicales et musicales liaisons. Que ce projet, imaginé dès 2010 et sobrement baptisé Claire Elzière chante Allain Leprest, fait renaître, le temps de 14 titres, dont 8 inédits mis en musique par Dominique Cravic.

On y retrouve la patte si singulière de l'auteur de 'Tout ce qui est dégueulasse porte un joli nom", sa fulgurance poétique, ses strophes taillées dans le bois brut de la langue française et son appétit carnivore des mots, parfois bousculés culs par-dessus têtes. Ainsi "Marabout tabou (bout à bout)", la chanson qui ouvre le disque, où se côtoient allègrement "Fidel et son cigare, Bardot et ses nichons"...

On y retrouve encore, à cran et à cru, sa vision tendre et rude de l'existence, comme dans "Vie d'ange, vie d'ordure", avec la participation de Sanseverino, ou "Entendez voir", complainte dédiée aux sourds, ces "infirmes invisibles". Leprest y égrène aussi ses coups de cœur ("L'Horloger", hommage à Pierre Louki) et ses coups de gueule ("Je ne te salue pas", cantique athée nullement pressé, signé Romain Didier).

Mais c'est l'Amour, avec un A majuscule, qui transporte et transcende la plupart des plages de cet album, réalisé sous la houlette de Dominique Cravic et Gregory Veux, avec la participation d'une ribambelle de musiciens, souvent empruntés aux Primitifs du Futur.

Un amour aussi lumineux ("Mon abat-jour"), que désespéré ("Lequel des deux" et "Si ton cœur s'arrête", sur des musiques d'Olivier Moret et Jean-Philippe Viret). Claire se souvient avec émotion du moment où Allain lui lut pour la première fois le texte de "A quoi peut servir moins", attablé à la terrasse d'un café de Ménilmontant : " l'entendre m'a rappelé qu'il fallait viser l'essentiel..." Une passion de l'amour qui n'exclut pas l'érotisme ("Ta fermeture éclaire", dit par Pierre Barouh) ou... l'humour ("Elle dort avec son chat").

Parcouru d'images saisissantes ("La Libellule noire", polar romantique, "D'autres choses encore", digne d'un tableau de Gauguin), le disque nous fait aussi redécouvrir une version émouvante d'"Osaka à Tokyo", inspirée par les derniers mots d'une victime d'un crash d'avion, dans une lettre retrouvée au fond de la mer. "Mieko Miyazaki qui joue du koto sur ce titre m'avait demandé de lui expliquer ce que disait la chanson, raconte Claire. Bouleversée, elle m'a confié qu’elle était hantée par cette lettre, parue dans la presse japonaise à l’époque, qu’elle avait retrouvée, lue et relue des dizaines de fois. Inviter Mieko à jouer sur ce morceau a pris une tournure d’autant plus singulière..."

Claire Elzière chante Allain Leprest, est bien plus qu'un hommage rendu à un grand auteur disparu par une chanteuse d'exception. Plutôt une fusion musicale et poétique par delà le temps et l'espace, une rencontre que rien, décidément rien, n'aurait pu empêcher.

Concert à l’Européen à Paris

SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2014 À 20H30

5, rue Biot 75017 PARIS Métro : Place de Clichy Réservations : 01 43 87 97 13 http://www.leuropeen.info/

 CONTACT
SARAVAH : 02 51 65 72 31 - info@saravah.fr http://www.saravah.fr http://www.claireelziere.com

NOUVEL ALBUM

Sortie lundi 25 août 2014

Philippe Barbotmai 2014

15/07/2014

Dominique Pifarely Quartet

15 et 16 juillet / 21h30 / AJMi
Dominique Pifarély Quartet
Dominique PIFARÉLY, violon / Antonin RAYON, piano / Bruno CHEVILLON, contrebasse / François MERVILLE, batterie

« Nouveau répertoire, et une constante, la musique de Dominique Pifarély, toujours d’une richesse et d’une sincérité remarquables. D’équilibre en disjonctions, de directions affirmées en effacements progressifs, le violoniste tourne les lignes du jazz et les formes de la musique d’aujourd’hui en un ensemble rythmique toujours en évolution. Pulsation intérieure intense, échappées lyriques, variété des textures, le quartet navigue sans relâche entre exactitude rêveuse et incertitude assumée. »
Matthieu Périnaud, Jazz à Poitiers

« New repertoire, and a permanent feature, Dominique Pifarely’s music, still full of a remarkable richness and sincerity. From balance to disjunctions, from marked directions to progressive deletions, the violonist uses Jazz lines and today’s music shapes to create a rhythmic ensemble still evolving. Inner and intense beat, lyrical moments, diversity of textures, the quartet incessantly sails between dreamy accuracy and accepted uncertainty.

Matthieu Perinaud, Jazz in Poitiers http://pifarely.net/
Avec le soutien de la Spedidam

http://www.allumesdujazz.com/albums/Time_Geography_1769_68_5

09/07/2014

Reis demuth wiltgen

9 juillet / 15h30 / AJMi
Reis / Demuth / Wiltgen trio
Michel REIS, piano / Marc DEMUTH, contrebasse / Paul WILTGEN, batterie

cd : http://www.allumesdujazz.com/albums/Reis_demuth_wiltgen_1737_68_5

Avec un premier album paru récemment sur le label Laborie Jazz cette formation est en passe de séduire un large public. Magnifiant l’élégance naturelle de la fameuse formule piano-contrebasse-batterie, voilà trois musiciens qui mettent leurs qualités personnelles au service d’une belle ambition esthétique. Originaires du Luxembourg, ils sont représentatifs de cette nouvelle génération de jazzmen à la fois romantiques, à l’européenne, et « branchés » sur le courant musical new-yorkais.

With a recently released first album on Laborie Jazz label, this group is on the verge of seducing a wide audience. Glorifying the natural elegance of the famous formula piano-double bass-drums, here we have three musicians who use their personal qualities to serve a beautiful aesthetically pleasing ambition.
Coming from Luxembourg, they are representative of this new generation of jazzmen who are at the same time romantic in the European style, and « plugged » on the New Yorker musical stream.

http://reisdemuthwiltgen.com/
Produit par music:LX – Luxembourg Export Office


MUSIC:LX – Luxembourg Export Office
music:LX est une association à but non lucratif créée en 2009 qui tend à diffuser internationalement la musique luxembourgeoise de tout genre et à promouvoir les échanges professionnels entre le Luxembourg et les autres territoires (via des actions de communication mais aussi des rencontres entre artistes et professionnels de l’industrie musicale du monde entier). music:LX aide les artistes en finançant la promotion d’albums, les tournées internationales (transports, logement et attaché de presse compris) et en organisant des showcases.
www.musiclx.lu

30/06/2014

Hits from Route 66

Hits from Route 66

Hymn for Her

nato wan + wan

2014

chant, boîte à cigare, guitare, violon, banjo, batterie...

Ils aiment Led Zeppelin, Johnny Cash, Joni Mitchell et Lambert, Hendricks and Ross, mais surtout, ils adorent voyager et sillonnent l’Amérique d’Est en Ouest, dans leur caravane Bambi Airstream de 1961, volontiers transformée en studio d’enregistrement. Le duo Hymn for Her fait sensation. Dans la presse américaine, les définitions vont bon train : country-punk, folky-grunge, psychedelic blues ou même « rencontre de Hells Angels avec des Amish ».

Lucy Tight et Wayne Waxing chantent des histoires de personnes, d'animaux, de situations, d'Amérique voilée ou dévoilée et s’accompagnent de leur boîte à cigare (une sorte de guitare électrique primitive), de guitare, de banjo, de violon, d’harmonica et de batterie.

Aux Etats-Unis, ils ont enregistré trois albums, dont deux avec le concours de Jim Diamond, producteur des White Stripes avec qui ils partagent  une sorte de cousinage.

Leur premier album européen Hits from Route 66 reprend des titres de ces trois albums agrémentés d’inédits et paraît sur Wan + Wan, une collection des disques nato.                                                                                        

 

Biographie

Lucy Tight et Wayne Waxing se sont rencontrés dans un magasin de musique de Philadelphie. Lucy est vendeuse et Wayne revient souvent changer ses cordes. Ensemble, ils se mettent rapidement à composer des chansons et Lucy entraîne Wayne dans le métro, sur les places publiques, dans la rue pour faire la manche et se frotter à un public bien réel. Multi-instrumentistes, ils partagent un appétit féroce de toutes sortes de musiques et Wayne devient le guitariste du groupe de rap à succès "The Goats", l'un des rares de l'époque à se produire avec un orchestre. Puis avec Lucy, il crée "Maggi, Pierce and E.J." (également nommés MPE band), groupe qui enregistrera 8 albums. En 2005, le trio marche pendant 16 jours de Philadelphie à Washington pour protester contre la guerre, ce que l'on retrouve dans le documentaire "Screw the van". Tous les soirs, ils donnent un concert en chemin et sont rejoints par d'autres marcheurs. En 2008, Lucy et Wayne fondent le très adapté duo Hymn for Her, dont le son à partir de 2010 va devenir très fortement basé sur la "cigar box". C'est en voyage également que leur musique se dessine le long de la Route 66.

Extraits de presse

Illinois Entertainer : « Quand Lucy et Wayne allument les gaz, ils partagent cette imparable détermination avec The White Stripes ou Southern Culture on the Skids, autrement dit, pas question de sacrifier les mélodies pour de simples gimmicks. »

 

Los Angeles Times : « Grâce à son unique punch sonique, Hymn for Her voit plus loin que la simple culture d’un sympathique jardin agrémentée d’une superbe variété de rock et de punk, il se caractérise viscéralement d’une enjambée au-delà de bien des groupes « Americana ».»

 

Examiner, 20 meilleurs albums 2013 : « 18ème  Hymn for Her - Lucy & Wayne's Smokin' Flames »

 

No depression, 10 meilleurs albums 2013 : « 10ème Hymn for Her - Lucy & Wayne's Smokin' Flames »

19/06/2014

L'ARBRE CANAPAS / SORTIE NUMÉRIQUE D'UN OPUS LA TABLE DE MENDELEIEV

SORTIE NUMÉRIQUE D'UN OPUS LA TABLE DE MENDELEIEV
Depuis quelques années, le Quartet de la Table de Mendeleiev a
entrepris de mettre en musique les 118 éléments chimiques connus.
Pour
ce troisième volume, c'est en solo que son scribe, Guillaume Grenard,
procède à quelques alliages chimiques avec Paracelse et Fibonacci
comme inspirateurs.
Pour s'approcher le plus possible de la méthode alchimique,
l'enregistrement allie l'utilisation d'outils « magiques »
(informatique) à celle d'instruments et des moyens techniques de
fortune (Microphone Zoom H4, clavecin désaccordé, cor aux palettes
grippées...).

LIEN:

http://www.arbre-canapas.com/la-table-de-mendeleiev/

18/06/2014

L'ARBRE CANAPAS / L'effet de Fœhn Variations sur les Variations Goldberg

Variations sur les Variations Goldberg

Glenn Gould a fait revivre l'oeuvre de Bach en repoussant à leurs extrèmes les limites habituellement dévolues à l'interprète. Son rôle sur les Variations Goldberg dépasse largement celui de l'instrumentiste. C'est en prenant en compte le travail du compositeur et de cet interprète que L'effet de Foehn, enrichi pour ce répertoire de deux musiciens supplémentaires, propose ses Variations sur les Variations Goldberg.

http://www.arbre-canapas.com/effet-de-foehn/

06/06/2014

Hradčany : Serge Adam(tp) Philippe Botta(sax, ney) David Venitucci(acc)

Tous les Lundis de Juin à 22h00 au Connétable, 55 rue des Archives, Paris 3e

 

Hradcany développe depuis plusieurs années un travail artistique puisant son imaginaire dans les musiques populaires turques et de l’est européen. À partir de mélodies et de rythmes traditionnels, ces trois musiciens, dans une grande complicité, proposent un parcours initiatique et festif, transcendé par l’apport d’une écriture d’aujourd’hui, mettant au premier plan l’expression de ces solistes-improvisateurs.

"Un folklore imaginaire aussi inventif que festif"
Vibrations mars 2007
"Trio puissament improvisateur qui s'inspire avec une rare liberté des musiques de l'Est et du Proche-Orient"
Libération septembre 2006
"La passion est perceptible, la musique ne manque pas de vitalité"
Jazzman 2003

https://www.youtube.com/watch?v=49fqI0cD4ho

05/06/2014

IN SITU Près de 20 ans d’existance.

www.culturejazz.fr
Près de 20 ans d’existance.

Un label né en 1985 conçu comme une rencontre graphico-musico-littéraire

L’aventure du label in situ commence presque clandestinement en 1985. Trois "rêveurs vivaces" (Didier Petit, Misha Lobko, Christine Janvier) organisent cette année-là les premières "Décades" de musiques improvisées dans la galerie parisienne de Maximilien Guiol. À cette époque, les musiques improviséeS sont moribondes en France et il n’existe pas de label comme il y en a ailleurs (Intakt, Leo records, Hat Hut…). Le projet attire alors quelques décortiqueurs de sons : Sakis Papadimitriou, Maggie Nichols, Marilyn Crispell, Steve Lacy, Phil Minton, Alan Silva…

Fin 1986, la fermeture de la galerie interrompt les "Décades", mais le rêve reste. Didier Petit, musicien, est impliqué dans les activités de l’IACP (créé par Alan Silva) et celles du label britannique Leo Records. Adda, distributeur de ce dernier pour la France, lui propose d’autres projets. En 1989, le premier disque in situ sort : Piano cellules de Sakis Papadimitriou.

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Didier Petit
Photo © Yves Dorison

La première définition du label par Didier Petit en 1993, était : In situ est une fabrique d’objets utopiques. Musiques brutes, intransigeantes, sauvages, rigoureuses, déterminées, historiques : une mémoire se construit, enracinée dans l’instant. (…) Meeting graphique, musical et d’écriture. Cette rencontre graphico-musico-littéraire demeure jusqu’à aujourd’hui la colonne vertébrale du label : le disque est pour Didier Petit le seul objet « bâtard » du 20ème (21ème ?) siècle, capable d’associer arts plastiques (les graphistes Toffe au début, Emilie Demarquay ensuite, puis aujourd’hui Jean-Yves Cousseau), littérature (l’écrivain Hervé Péjaudier) et musique.

Sur-le-champ, prend forme une idée de collection, qui s’organise autour de ces trois repères. Graphiquement, les disques conserveront longtemps un fond rouge, couleur chargée, dure, écartée à partir de 1995 (Periferia), au profit du jaune. Puis, avec l’arrivée d’Emilie Demarquay, la collection s’engage dans le parti pris de rendre compte au travers des photographies, des travaux de jeunes artistes liés aux mouvements du Land Art, de l’Arte Povera ou de l’Art Conceptuel. Des artistes qui tout comme les musiciens de la collection, utilisent les matériaux dans leur dureté, fragilité, mollesse, transparence, luminosité, etc. Aujourd’hui, avec l’arrivée de Jean-Yves Cousseau, la collection s’engage sur un travail graphique davantage lié à l’image, la typographie et la photographie, avec une sensibilité très urbaine.

Une ligne directrice bien définie

Musicalement, le choix du label est majoritairement celui de la pratique de l’improvisation en ce qu’elle a de plus vif, considérée comme une « traque paisible des musiques et des émotions rares au cœur des espaces où elles s’épanouissent, in situ ». Littérairement, les textes d’Hervé Péjaudier s’inscrivent tantôt en parallèle tantôt en décalage avec le contenu du disque. Ils exposent une perception, un point de vue politique, sans « jugement de valeur ». En 1993, avec l’arrêt d’Adda, le label connaît une période difficile, occasion de remettre les choses à plat. Avec une seule sortie en 1995, in situ redémarre doucement. Depuis le 1er janvier 2002, Didier Petit a transmis à Théo Jarrier la responsabilité de la direction artistique de la collection et l’histoire continue…

Le terme in situ est venu au cours d’une réunion avec Hervé Péjaudier, Toffe et Didier Petit. Il s’est imposé, parce qu’il s’agissait d’organiser l’espace et le moment, de le penser le plus possible, donc de le contrôler. Didier Petit a voulu revendiquer l’instant, le lieu, l’endroit, la situation et sa mise en forme. Au fil des sorties, les musiques sont devenues in situ. Il doit sans doute y avoir un certain nombre de terminologies pour définir les musiques produites par un label comme celui-ci. Théo Jarrier aime bien le terme de « musiques inespérées », faisant la part belle à l’improvisation.

Sur le catalogue de la collection, figure cette définition qui résume assez bien l’esprit du label : "Il faut garder en mémoire que la musique n’est pas seulement un art, mais aussi une image de la transformation du monde et de nous-même. In situ, c’est produire des disques en intégrant la pensée d’une alternative au cours du monde, une utopie qui permettrait une ouverture à la perception du son, à la joie pure de l’art et de la vie elle-même. Nous sommes les archivistes impatients de ce début de siècle".

Didier Petit ajoute : « Nous pensons très sincèrement que tous les disques de la collection s’écoutent dans un même état d’esprit. On peut par exemple considérer les œuvres contemporaines du disque d’Hélène Breschand comme des modèles, des standards, au même titre qu’« Epistrophy » ou « Lonely Woman » dans le jazz… Ces œuvres-là, ont en commun l’inestimable vertu de briser les étiquettes. C’est ce qui permet à un grand nombre de musiciens de les jouer régulièrement et différemment, conférant à ces œuvres un caractère d’universalité. Et c’est lorsque les cloisons entre les genres tombent que la musique peut libérer sa pleine créativité. Jazz, musique contemporaine, transversale, rock, blues… cohabitent tout à fait chez in situ. »

04/06/2014

THE MAN THEY CALL ASS!

C'est avec un peu de fierté et beaucoup de joie que je vous annonce mon premier concert sous le nom de THE MAN THEY CALL ASS.
The Man They Call Ass chante et il joue de la guitare (vous le savez déjà). Il (je) a écrit ses chanson depuis une dizaine d'années et le 22 septembre il va lancer son CD THE MAN THEY CALL ASS Sings Until Everything is Sold.
Mais voici un concert en solo (ou presque: le Kapitalos Daniel Erdmann va joindre pour un morceau ou deux ainsi que le grand Sébastien Leibundguth).

03/06/2014

Muz'energo Tour

MAD KLUSTER (Alain Blesing, Fred Roudet, Bruno Tocanne) en tournée en Russie avec le Muz'energo Tour du 18 juin au 23 juillet 2014
Album paru chez IMR (imr 001) Mad Kluster /  "Vol. 1"
 
Muz'energo Tour : 43 musiciens de 13 pays différents en tournée en Russie, de la banlieue de Moscou au lac Baïkal !
 
MAD KLUSTER Tour :
 
18 juin Tula
19 juin Ryazan
20 juin Elektrostal (Oblast de Moscou)
21 22 et 23 juin Cheboksary
24 - 25 juin UFA
26 juin Izhevsk
27 juin Perm
28 -29-30 juin Complexe "Aurora"
1 juillet Tumen, Société Philharmonique
3 juillet Novossibirsk
4 juillet Barnaul
5 juillet Novokouznetsk
6 juillet Kemerovo
7 juillet Atchinsk
9 juillet Zelenogorsk
11 juillet Baïkalsk
12-13 juillet Oulan-Oude
15-17 juillet Irkoutsk,  Angarsk,
19-20 juillet Dzerjinsk
22 juillet Krasnoïarsk
23 juillet Moscou
 
Page Facebook https://www.facebook.com/events/754725434560254/
Site Muz'Energo http://tour.muzenergo.ru/

03/06/2014

nouvel album sur le label La Buissonne

Le premier album piano solo de Bruno Ruder, "Lisières" sortie le 3 juin 2014,
Bruno Ruder présentera son album en concert le 6 juin au Triton à Paris.
Découvrez le vidéo de sortie : Bruno Ruder "Lisières" - teaser
Bandcamp officiel Label La Buissonne

03/06/2014

Jazz Bank

Jazz Bank, dont le label Musivi s’est fait une spécialité dans la production d’œuvres mixtes - musique / texte, théâtre musical / poésie -, puis carrément multidisciplinaires avec l’ensemble Klangfarben (théâtre, danse, musique), a fondé le premier festival de Soundpainting en Ile-de-France en octobre 2013, employant 101 artistes dans 10 lieux différents. Un véritable défi à une époque où les subventions se font de plus en plus rares. Son directeur, François Cotinaud, réitère cette année du 9 au 21 octobre 2014 avec Klangfarben ensemble, Helsinki Soundpainting Ensemble, Bernica, Warning, Spoumj, Batik, Spang et une jam : cf. www.soundpaintingfestival.fr
Musivi a produit le premier CD-DVD en France d’un ensemble de Soundpainting, après « Rimbaud et son Double », « François Cotinaud fait son Raymond Queneau » dans lesquels on peut écouter, ou découvrir, la voix de Pascale Labbé.

02/06/2014

Trio Esquina / Ixi

Jeudi 5 et Vendredi 6 juin à 20h

Avec Claude Tchamitchian, contrebasse - César Stroscio, bandonéon - Léonardo Sanchez, guitar - Guillaume Roy, violon alto - Régis Huby, violon - Atsushi Sakaï, violoncelle

Autour de Claude Tchamitchian, les horizons lointains se confondent. Il réunit pour ce troisième et dernier rendez-vous de sa résidence, le Trio Esquina et Quatuor Ixi. Chacun donne à entendre une musique exigeante, réjouissante et affranchie.

Ainsi, Guillaume Roy et Régis Huby, fidèles musiciens de Lousadzak de Claude Tchamitchian et fondateurs du Quatuor Ixi, se ralient un temps au bandonéon de César Stoscio pour des arrangements complexes et raffinés de tangos, milongas, candombes.

Deux soirées inédites, pour un tour subtil dans les cordes contemporaines écrites et improvisées avec la figure de Piazzola en ligne de mire.

Atelier du Plateau

5 rue du Plateau

75019 PARIS

01 42 41 28 22

02/06/2014

Un nouveau Label : JAZZDOR SERIES

La création du label Jazzdor Series s’est imposée comme une évidence à la fin du concert donné par Joëlle Léandre et VinCent Courtois au festival Jazzdor Strasbourg-Berlin en juin 2013. Dans les loges de Kesselhaus, Philippe Ochem, directeur de Jazzdor, annonce que le concert du duo, enregistré par Deutschlandradio Kultur, inaugurera le label de Jazzdor. Un an plus tard, le disque voit le jour, première référence de Jazzdor Series, avec sa ligne graphique signée Helmo.

La suite devrait voir la parution d’un ou deux disques par an, au gré de projets et concerts qui ont marqué les dernières éditions des deux festivals organisés par Jazzdor à Strasbourg et Berlin ainsi que Jazzdor : la saison.

01/06/2014

Trio Chaud sur les routes de Bourgogne

Lucia Recio (voix), Didier Petit (violoncelle et voix) et Edward Perraud (batterie) sont tous trois des voyageurs, et c’est le voyage qui caractérise la démarche de ce trio. Une démarche qui s’apparente à une méthode d’exploration artistique d’un territoire, celle de Didier Petit, lequel « sillonne l’Amérique du Nord et la Chine depuis quelques années, pour y appréhender diverses courants qui constituent la culture de ces Mondes. » Et la Bourgogne ?

« Il m’est venu à l’esprit d’appliquer à ma région la forme que je donne à mes voyages à l’étranger [...] J’ai imaginé faire la route dans les 4 départements de Bourgogne en faisant halte dans des endroits spécifiques de chacun de ces départements et cela pendant 3 jours. Ces haltes seront faites de rencontres, de ce qui fait les humeurs de chacun des lieux à travers des gens installés, imaginant et créant sur place. Il ne s’agit pas ici d’être exhaustif mais de rencontrer une culture locale vivante à travers les gens qui y habitent et qui ont une activité sensible. »

09/04/2014

Exposition sur les indiens des plaines

Au musée du Quai Branly à Paris commence une exposition sur les Indiens des Plaines avec 133 objets du 16ème au 20ème siècle.
En 1990, Tony Hymas réalisait, "Oyaté" portrait de 12 chefs amérindiens de la seconde moitié du XIXème, un  grand voyage fait de moult rencontres avec des musiciens, chanteurs et poètes lakotas, dakotas, navajos, apaches, ojibways, utes, comanches, shawnees, kiowas, iroquois. Réédition de 2005 avec illustrations de Mœbius.
http://www.natomusic.fr/catalogue/musique-jazz/cd/nato-disque.php?id=88

18/02/2014

Un nouveau vinyl chez Quoi de neuf docteur

Sortie physique et numérique  24 février 2014

http://www.youtube.com/watch?v=cOyCsvDvl9A

Serge Adam  : composition, trompette, Pierre de Bethmann : Fender Rhodes, Benoît Delbecq : claviers, électronique , Benjamin Henocq : batterie, Christelle Séry : guitare électrique, Romuald Tual : beat machine, électronique, Zaf Zapha : basse électrique, Eric Vernhes : vidéo Djengo Hartlap spatialisation, sound diffusion


1970 : une  époque où émergeaient en même temps Frank Zappa avec « Hot Rats », Sly and the Family Stone, James Brown et Miles Davis à l'Ile de Whight avec son electric band.

 

Aujourd’hui, quarante ans après, l’enjeu est de faire revivre cette musique avec les outils numériques et les interfaces actuelles (musique, vidéo*) en conservant sa force, sa radicalité et son originalité.
Il ne s’agira pas ici de «citer» des références musicales, mais d’en proposer de nouvelles en s’imprégnant des méthodes de travail de direction d’orchestre et de compositions qui caractérisent ce cycle très prolifique du début des années 70.


* Ce projet se définit par un "groove" et un son électrique qui évoquent des pulsions physiques. Il est donc d'autant plus intéressant de construire les images vidéos "live" ainsi que l'image globale de la scène autour des corps et des gestuelles des interprètes. Ces images seront elles-mêmes réinterprétées, traitées en temps réel pour évoluer vers l'abstraction (psychédélisme), la fragmentation (homage aux traitements video analogiques des années 70: feedback, écho…), le minimalisme (utilisation duvidéo projecteur comme un projecteur de scène) ou la complexité (référence à Abdul Mati Klarwein)..

30/09/2013

La rémunération des labels indépendants par le streaming

22/07/2011
Centre de ressources du Petit Faucheux

Centre de ressources du Petit Faucheux

Au Petit faucheux, vous pouvez désormais venir
écouter tous les concerts depuis 1995, consulter
les archives de communication depuis sa création
en 1984 (dossiers et revues de presse, programmes
consultables en ligne), consulter la presse spécialisée
(collections complètes de Jazzman, Jazz Magazine,
ImproJazz, Les Allumés du jazz, Revue et corrigée depuis
1995 etc.) ainsi que des ouvrages spécialisés sur
le jazz et les musiques improvisées (études, enquêtes,
rapports, annuaires, guides etc.).
Le catalogue en ligne, accessible via le site internet du
Petit faucheux, vous permet de faire des recherches
par titre, par nom de musicien, par année mais aussi
des recherches thématiques, par type de document.
Un poste d’écoute, un ordinateur et un lecteur DVD/
VHS sont à votre disposition dans la salle de travail afin
de consulter facilement les documents.
Riche d’environ 7000 documents, le fonds documentaire
du Petit faucheux est consultable :
le mardi de 9h à 13h et le jeudi de 13h30 à 17h30 (hors
vacances scolaires) ou sur rendez-vous, à prendre auprès
d’Aurélie Roussat : ressources@petitfaucheux.fr

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