ÉVÉNEMENTS DES ALLUMÉS

05/11/2014

Concert à la Boutique des Allumés du Jazz le 5 décembre 2014 à 18H30

Avec :

Didier ITHURSARRY (accordéon)

Geoffroy TAMISER (trompette)

Jean Louis POMMIER (trombone, chant)

François THUILLIER (tuba)

 

Ce Concert est organisé
à l’occasion de la sortie du disque.


BRASS DANSE ORCHESTRA Vendredi 5 Décembre à 18H30

Le Brass Danse Orchestra La danse du souffle

On a longtemps dissocié la musique de danse de la musique qu’on écoute. On oublie certainement que la danse est une forme d‘écoute, une écoute active, celle du corps qui s’investit. Quand le cerveau et le cœur sont à l’écoute c’est moins démonstratif. Parce que la musique ne nous touche pas toujours de la même façon elle ne nous touche pas toujours au même endroit.

Nos histoires individuelles se sont construites avec cette musique.

Quatre vents pour entrer dans la danse et la poésie qu’elle dégage.
22/09/2014

Bientôt le nouveau journal des Allumés

PROCHAINEMENT LE JOURNAL  N° 33 des Allumés du Jazz VA SORTIR !!!

Vous avez été nombreux à adhérer à l'adadladj, l'Association des Amis du Journal des Allumés du Jazz,

VOUS POUVEZ ENCORE ADHERER !!!

ADHESION EN LIGNE

Envoyer vos chèques à l'ordre de l'ADADLADJ, 

2 rue de la Galère 72000 Le Mans ou me contacter au 02 43 28 31 30

Merci à Tous ceux qui ont déjà adhéré !!!

Présentation de L’ADADJLADJ

Depuis 32 numéros, et une bonne douzaine d’années, le journal Les Allumés du Jazz rythme la vie musicale française largement au-delà des contours convenus des esthétiques définitivement établies. Nous fuyons depuis longtemps le mundillo maudit, ce mal franco-français du jazz jazzo-jazzistique.
Conçu au départ comme un outil de communication au service des labels de jazz indépendants, il s’est vite métamorphosé en journal atypique, au service de la musique et de ses amoureux, qu’ils soient platoniques, diatoniques, chromatiques ou dodécaphoniques. On y parle de musique… Et donc de musiciens, d’histoire, de pensée musicale, de philosophie, de temps, de composition, de swing, de groove, de son, de rap, de mood, de mode, de mad, de cinéma, de polar, de production, de politique, de journalisme, de littérature, de religion, de photographie, d’identités internationales, des Amériques, Afriques, Asies, Australies, Europe (le seul continent à ne pas commencer par un A), d’arts plastiques, des musiques du Monde, des extraterrestres, de nature, de jazz, de surnaturel, de cuisine, d’improvisation, de sciences, de bandes dessinées, de poésie… Et de tous sujets pouvant éclairer, édifier, surprendre… Et se partager entre mélomanes…
Et aussi parfois juste pour le plaisir d’écrire et de lire… En plus, il y a plein de beaux dessins et de belles photos…
Le tirage s’est progressivement stabilisé autour de 18 000 exemplaires, dont 6 000 sont distribués sur des lieux de concerts et de pratique musicale.
Le journal est gratuit, et ce depuis le départ. Mieux encore, l’abonnement est offert !
Cela n’est ni neutre, ni « gratuit »… C’est une prise de position assumée sur la diffusion de la culture et du savoir, sur la liberté d’expression, sur la musique et sur l’art en général.
Certes, tout a un coût et chaque chose a son prix… Et même ce journal, c’est certain…
Mais nous avons fait collectivement le choix de proposer un espace d’expression aux musiciens, producteurs, mélomanes, diffuseurs, penseurs de la musique et autres bavards impénitents, qui soit accessible à tout lecteur. Le journal est financé par le budget propre des Allumés du jazz (pourcentage sur les ventes de CD, adhésion des labels…) et aussi surtout par des subventions diverses (Ministère de la Culture, Sacem, CNV…). La rédaction et une partie de la diffusion sont « militantes ».
La situation économique lamentable de l’édition phonographique, celle, déplorable, de la presse, l’évolution abyssale de l’intervention de l’Etat, la crise cosmique de l’économie mondiale et celle, pénible, de la cinquantaine - sans Rollex - pour certains d’entre nous, celle, à peine moins difficile, bien que plus longue, de la sortie de l’adolescence, également nommée « crise de la quarantaine », celle de l’adolescence qui la précède de peu, et celle de la peur de la sénilité, par nature précoce…
Toutes ces crises, aussi concomitantes que virulentes, posent à terme le problèmede la pérennité de cette publication.
Nous sommes donc aujourd’hui face à un dilemme. L’économie nous imposerait de basculer vers un journal payant - ou financé en partie par de la publicité - avec toutes les contraintes, y compris éditoriales que cela comporte ; nos convictions exigent que nous conservions la gratuité et la liberté de ton que nous aimons… Nous avons imaginé une possibilité : une démarche associative, combinant - selon les souhaits et possibilités de chacun - soutien financier, adhésion et affirmation d’un intérêt particulier pour ce journal, actions, propositions, échanges d’idées, rencontres, et plus si affinités… Nous vous proposons d’adhérer à « l’Association Des Amis Du Journal Les Allumés Du Jazz » : l’ADADJLADJ. En adhérant à l’ADADJLADJ, amis lecteurs, vous pourrez soutenir notre démarche et permettre à tous ceux qui le désirent de recevoir le journal gratuitement. Vous contribuerez, si vous le souhaitez, à la diffusion du journal dans votre entourage. Vous pourrez aussi devenir un « lecteur actif » en vous associant à la rédaction, en proposant des thèmes, des idées d’articles, des commentaires, en donnant des avis…
De plus, en apprenant simplement à prononcer correctement notre nom, vous perfectionnerez votre diction, prendrez de l’assurance dans toutes les situations difficiles de la vie (mariage, divorce, enterrements, entretien d’embauche, interview…) et affirmerez avec nous et avec force votre refus permanent de toute facilité gratuite.

 

SAUVONS notre journal commun AVANT qu’il ne soit menacé ! ADHÉRONS À l’ADADJLADJ !

12/09/2014

Plan de soutien en faveur des labels indépendants

En cette rentrée de septembre 2014, le Ministère de la Culture et de la Communication lance un plan de soutien pour la musique, en direction des labels et des éditeurs de service de musique en ligne.

Les formulaires de demande d’aide ainsi que tous les détails pratiques comme les critères d’éligibilité sont disponibles sur le site du Ministère : www.culturecommunication.gouv.fr

Les demandes doivent être adressées au pôle « musique » de la Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles (DGMIC) avant le 25 septembre 2014.

11/09/2014

Aide à la pré-production lancée par la SACEM à destination des éditeurs

Ce nouveau dispositif d’aide a pour but de soutenir les éditeurs, membres de la SACEM pour le monde,  dans le domaine des musiques actuelles et contemporaines, dans la mise en place de projet dont la finalité est :

  • Le développement d’auteurs et/ou compositeurs membres de la SACEM et la création de nouveaux répertoires
  • La valorisation d’oeuvres relevant du répertoire de la SACEM au travers d’opérations évènementielles

 

À QUI S’ADRESSE CETTE AIDE ?

Ce programme d’aide à la pré-production est ouvert à tous les éditeurs membres de la SACEM à l’exception des éditeurs associés à un groupe de télédiffuseurs.

En cas de coédition, une aide au projet ne peut être attribuée qu’à un seul des coéditeurs.

 

CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ :

  • Le porteur de projet doit être un éditeur membre de la SACEM pour le monde
  • Le projet doit concerner des auteurs et/ou compositeurs membres de la SACEM pour le monde

 

Les dépenses portent sur :

  • L’aide à l’écriture et à la maquette phonographique
  • La production de contenus audiovisuels
  • Formation et professionnalisation
  • Mise en réseau professionnelle et promotion
  • Showcase et développement scénique

La demande d’aide doit être présentée par l’éditeur en amont de la réalisation du projet ou dans les deux mois suivants la date d’engagement de la dépense pour laquelle l’éditeur sollicite une aide.

 

CALENDRIER :

Les demandes d’aides sont recevables tout au long de l’année (délai de traitement de la demande : 2 mois à partir de l’accusé de réception émis par la SACEM).

 

Toutes les informations au sujet de ce plan d’aide à la pré-production sont disponibles sur le site internet de la SACEM : www.sacem.fr

26/08/2014

Les Allumés Du Jazz seront aux Rendez-vous de l'Erdre

Nous serons vendredi 29 Août à côté de la Scène SWING pour le concert de Tchavolo Schmitt Quartet à 20 H et à 21 H 30.

Samedi 30 août, nous serons Scène SULLY à 15 H 30 pour le concert de Trio Grande & Matthew Bourne

et à 18 H pour le concert de Didiet Levallet Quintet "Voix Croisées"

http://www.rendezvouserdre.com/

03/07/2014

Une petite selection de disques

http://www.allumesdujazz.com/albums/Reis_demuth_wiltgen_1737_68_5

Reis / Demuth / Wiltgen Trio

Dimanche 6 juillet – 20h30
Scène des platanes

Charlie Jazz Festival 2014


et le 9 juillet / 15h30 / AJMi
Reis / Demuth / Wiltgen trio
Michel REIS, piano / Marc DEMUTH, contrebasse / Paul WILTGEN, batterie

http://www.jazzalajmi.com/?portfolio=9-juillet-15h30reis-demuth-wiltgen-trio

 

 

http://www.allumesdujazz.com/albums/Time_Geography_1769_68_5

5 et 16 juillet / 21h30 / AJMi
Dominique Pifarély Quartet
Dominique PIFARÉLY, violon / Antonin RAYON, piano / Bruno CHEVILLON, contrebasse / François MERVILLE, batterie

« Nouveau répertoire, et une constante, la musique de Dominique Pifarély, toujours d’une richesse et d’une sincérité remarquables. D’équilibre en disjonctions, de directions affirmées en effacements progressifs, le violoniste tourne les lignes du jazz et les formes de la musique d’aujourd’hui en un ensemble rythmique toujours en évolution. Pulsation intérieure intense, échappées lyriques, variété des textures, le quartet navigue sans relâche entre exactitude rêveuse et incertitude assumée. »
Matthieu Périnaud, Jazz à Poitiers

 

 

http://www.allumesdujazz.com/albums/Slogan_1176_68_5

6 et 7 juillet / 21h30 / AJMi
Workshop de Lyon « Lettres à des amis lointains »
Jean AUSSANAIRE, saxophones / Jean-Paul AUTIN, saxophones, clarinette basse / Jean BOLCATO, contrebasse, voix / Christian ROLLET, batterie, percussions / Thierry COUSIN, son

Nouvel album et nouveau répertoire 2014

Plus de trente ans qu’ils jouent ensemble et qu’ils font partager le plaisir qu’ils y prennent. Leur musique étonne encore. Déconstruire, reconstruire, avec l’humour, le vrai, celui qui nous sert à fabriquer du plaisir avec du drame… Avec «Lettres à des amis lointains» les musiciens répondent à des amis éloignés qu’ils ont rencontrés lors de leurs tournées ou lors de leur vie intime de musiciens. Une lettre musicale écrite dans un langage et un vocabulaire en phase avec la source originale de l’échange, afin de conserver le sens de la rencontre unique et avec l’espoir qu’elle sera, un jour, reçue par ses destinataires.

The imaginary folklore is not a nostalgic catch-all; it is the hoarded pleasure of gathering meetings and moments we wish endless, escaping from erosion of banality, from forecast profitability or from cultural opportunism.
With « Letters to distant friends », the musicians answer  remote friends they have met while touring or during their private musician life ; a musical letter written in a language and a vocabulary  attuned to the original exchange, in order to keep the meaning of a unique meeting with hope that it will be, one day perhaps, received by their recipients.

www.arfi.org
Produit par le collectif ARFI

 

05/06/2014

Avis aux Interluttants

AVIS AUX INTERLUTTANTS, AUX PROFESSIONNELS DU SPECTACLE ET AU PUBLIC

 

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7087

05/06/2014

Lettre des intermittents au Premier ministre

TRIBUNE PARUE DANS LIBERATION DU 5 JUIN :

 

Nous dirigeons des théâtres, des festivals, des compagnies qui œuvrent pour la création et la diffusion du spectacle vivant sur l’ensemble des territoires. Acteurs du secteur public des arts et de la culture, nous vous interpellons solennellement pour vous demander que l’accord Unédic, signé le 14 mai, par les partenaires sociaux ne soit pas agréé en l’état par votre gouvernement. Les mesures prévues pour les annexes VIII et X viendraient aggraver le système en vigueur depuis 2003, dont les règles ont déjà prouvé leur injustice et leur inefficacité. Les salariés les plus précaires et les structures les plus fragiles seraient particulièrement affectés par la nouvelle hausse de 2 points des cotisations patronales et salariales, le nouveau différé d’indemnisation concernant 48% des intermittents, contre 9% actuellement dès 8 300 euros brut en 507 heures sur 10 ou 10,5 mois, ainsi que le plafonnement du cumul des salaires et des indemnités mensualisés plutôt qu’annualisés en lien avec une date anniversaire comme nous le préconisions.

Depuis plus de dix ans, le Syndeac, d’autres organisations professionnelles et des parlementaires membres du Comité de suivi de la réforme de l’intermittence ont établi des propositions précises pour une réforme équitable et durable de ce régime spécifique d’assurance chômage. Une étude commandée à deux chercheurs indépendants a permis de démontrer la justice sociale et l’efficacité économique du modèle alternatif que nous défendons.

De même, l’Assemblée nationale et le Sénat ont mené, en 2013, des auditions sur l’emploi artistique et proposé à leur tour des pistes de réforme. Les négociations paritaires de cette année auraient dû être l’occasion d’analyser ces propositions concrètes. Mais tous ces travaux ont été ignorés par certains partenaires sociaux.

Le ministre du Travail a été interpellé ces dernières semaines par de très nombreux élus de gauche, demandant, par courrier ou en question publique, de ne pas agréer cette nouvelle convention pour ces mêmes motifs de justice sociale et de prise en compte des propositions de réforme existantes.

Alors oui, nous attendons plus d’un gouvernement de gauche que le strict respect du dialogue social paritaire. Nous attendons beaucoup plus d’un gouvernement de gauche que la seule préservation des annexes spécifiques pour les intermittents du spectacle. Nous attendons d’un gouvernement de gauche autre chose que des Assises dilatoires et la promesse d’une caisse de bienfaisance. Et nous attendons toujours d’un gouvernement de gauche les preuves d’une ambition pour la culture. Agréer la convention en l’état relèverait d’une provocation au regard de la situation sociale de notre pays et de son niveau de chômage. Ce serait une erreur, voire une faute, à la veille des festivals d’été qui font le rayonnement international de notre pays : déjà le Printemps des comédiens de Montpellier est stoppé dans son envol… et demain ?

Il serait sage d’entendre enfin la juste colère des artistes, des techniciens, des professionnels de la culture. Il serait sage d’entendre aussi les inquiétudes que près de 100 parlementaires et élus locaux ont adressées par courrier au ministre du Travail pour lui demander de ne pas signer ce texte.

Avec eux, à travers la justice et l’équité d’une réforme du régime de l’intermittence, nous défendons aussi le développement humain, culturel et économique des territoires. Parce que l’humain est le moteur de tout acte de création, il est impératif de préserver ces emplois.

Nous continuons d’attendre de votre gouvernement qu’il renonce à agréer cette nouvelle convention Unédic en l’état ou qu’il accepte à tout le moins d’y surseoir pour partie : les annexes VIII et X méritent une nouvelle concertation. Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre haute considération.

Parmi les premiers signataires :

Jean-Paul Angot Directeur de la MC2 Grenoble, président de l’Association des Scènes nationales - Fabien Barontini Directeur de Sons d’hiver, élu au Conseil national du Syndeac (CNS) -  Jean Boillot Metteur en scène, directeur du Nord-Est Théâtre, centre dramatique national de Thionville Lorraine, élu au CNS, secrétaire de l’Acid-Association des CDN/R -  Hélène Cancel Directrice du Bateau Feu, scène nationale de Dunkerque, présidente déléguée du Syndeac  -  Romaric Daurier Directeur du Phénix, scène nationale de Valenciennes, président délégué du Syndeac  - Judith Depaule Metteure en scène, directrice artistique de Mabel Octobre, déléguée suppléante du Syndeac en Ile-de-France  - Héla Fattoumi Chorégraphe, codirectrice du centre chorégraphique national de Caen Basse-Normandie, présidente déléguée du Syndeac  - Madeleine Louarn Metteure en scène, directrice du Théâtre de l’Entresort, présidente du Syndeac  - Arnaud Meunier Metteur en scène, directeur de la Comédie de Saint-Etienne, centre dramatique national  - Olivier Py Auteur et metteur en scène, directeur du Festival d’Avignon  - Pauline Sales Auteure, comédienne, codirectrice du Préau, centre dramatique régional de Vire, présidente déléguée du Syndeac, coprésidente de l’Acid-Association des CDN/R  -  Emmanuelle Vo-Dinh Chorégraphe, directrice du Phare, centre chorégraphique national du Havre Haute-Normandie…

Retrouvez la liste complète des signataires sur :

http://www.syndeac.org/index.php/politiques-publiques/intermittence

03/04/2014

La page facebook

Vous cliquez, vous nous rejoignez et vous aimez !!!

https://www.facebook.com/valcri28

04/03/2014

Une nouvelle émission sur la web radio des Allumés du jazz

Des musiques qui illustrent les articles du journal 32

http://www.allumesdujazz.com/webradios/L_emission_du_journal_32-15

11/01/2014

Un nouveau Label : Melisse

http://www.allumesdujazz.com/labels/Melisse_104_68

Edourd Ferlet vient de rejoindre Les Allumés du Jazz.

Nous pouvons le retrouver ici sur un de ses disques : Think Back

09/10/2013

La web radio des Allumés - l'émission nomade

Les récents propos du Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à l'encontre des Roms ont provoqué un débat qui n'a pas échappé aux Allumés du Jazz. L'émission Nomade propose une sélection solidaire des gens du voyage, opposée à tous les propos racistes.
(À ce sujet : voir la sélection sur le site des Allumés du Jazz des articles de Patrick Williams ici)

04/10/2013

LES ALLUMÉS DU JAZZ SONT DES GENS QUI VOYAGENT

   Les récentes déclarations d’un ministre en charge de sûreté fustigeant un type de population ont largement ému nombre d’entre nous. Nous travaillons tous de près ou de loin sur des musiques intensément liées dans leur histoire aux mouvements de populations, qui s’accompagnent mal des frontières, des musiques qui ont connu la violente opposition du racisme s'opposant à leur élaboration et leur libre développement. Il a fallu grand courage et haute lutte pour contrer ce racisme et toutes ses extensions pour que nous puissions faire aujourd'hui ce que nous faisons.

 

En Espagne Franquiste, le code civil rendait les Gitans suspects de facto. En France, on se souvient dans les années 40 du camp de Montreuil-Bellay  1 pour « individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani ».

Il nous a donc semblé primordial de rappeler notre attachement fondamental à l’anti racisme et opportun de republier ensemble trois textes éclairants écrits par Patrick Williams - ethnologue au CNRS, spécialiste des communautés tsiganes d'Europe, de leur vie et leur culture - pour le Journal des Allumés du Jazz (numéros 31 Premier trimestre 2013, 27 Quatrième trimestre 2010, 23 Troisième trimestre 2008)

1 À propos de Montreuil-Bellay sur You tube : "Montreuil-Bellay un camp tzigane oublié"

Vous pouvez  également aller écouter  Notre Radio Nomade  ici

 

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PAYSAGE AVEC ROMS.

Journal n°31

                                                          Ce titre fait référence au tableau de Thomas Gainborough, Paysage avec bohémiens, peint en 1753 ou 1754 qui figure dans l'exposition Bohèmes. De Léonard de Vinci à Picasso, présentée à Paris au Grand-Palais, du 20 septembre 2012 au 14 janvier 2013. Cadre grandiose pour une galerie d'oeuvres toutes plus prestigieuses les unes que les autres. Que de grands noms de l'histoire de la peinture se sont attachés à représenter ceux que du 16ème au 20ème siècle on a appelé égyptiens, bohémiens, tziganes, gypsies, gitanos ou gitans, gens du voyage...! Le Caravage, Nicolas Régnier, Georges de La Tour, Watteau, Boucher, Corot, Courbet, Manet, Renoir, Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Kees Van Dongen... pour retenir quelques noms parmi les plus illustres.

            Mais pendant l'expo, les expulsions continuent - sur le modèle de "Pendant les travaux, les ventes continuent", la rhétorique marchande imprégnant désormais nos habitudes de langage. Ce ne sont pas des marchandises que l'on remet ici dans le circuit mais des familles que l'on rejette dans l'espace public. Bulldozers et pelleteuses sont à l'ouvrage. Les travaux se limitent à la phase de destruction.  Quand baraques et caravanes dont ces familles avaient fait leur logis, précaire mais souvent non dénué de confort, sont écrabouillées, les grosses machines désertent les lieux. Les décombres attendent d'être nettoyés.

            Les "démantèlements de campements roms illégalement implantés" ont repris dans la banlieue de Paris et d'autres villes de France dès le mois d'août 2012, dans le droit fil, et en employant pour les justifier le même vocabulaire, de la politique menée par le précédent appareil d'état. Le nouveau ministre de l'Intérieur, moins baudruche que ses deux prédécesseurs (il ne présente pas la moindre expulsion de Roms comme une victoire d'Austerlitz) mais tout aussi brutal, assure que tout est fait dans le respect de la légalité - ce que confirme distraitement le Président qui l'a nommé, trop occupé, maintenant élu, à se désengager de ses engagements de candidat pour s'attarder sur ce sujet. "Un homme vaut sa parole", aiment à répéter les Voyageurs. Pour ce qui est de la légalité, il faudrait demander aux associations de soutien aux Roms et à certains enseignants qui ont les enfants de ces familles roumaines ou bulgares dans leur école ce qu'ils en pensent. Il leur arrive de porter recours contre expulsions et reconduites dans le  pays d'origine et d'obtenir gain de cause devant les tribunaux. Mais il semble que les pouvoirs publics, parfois (ne les accablons pas), anticipent les décisions de justice, et pas dans le sens que celles-ci finiront par prendre : ils vont plus vite que la musique (voilà une métaphore qui n'est pas d'ordre marchand!).

                 [image|144|droite]

         Une fois chassées de leur lieu de vie, que faire de ces familles ? Les autorités ont plusieurs cordes à leur arc : les renvoyer d'où elles viennent, avec un pécule qui se montait il y a quelques mois à 300 euros par adulte (on ne sait jamais, des fois que l'on expédie un Bulgare à Bucarest ou un Roumain à Sofia!) ; leur proposer un relogement de plus ou moins longue durée dans un foyer (il se pourrait alors qu'hommes d'un côté, femmes et enfants de l'autre soient séparés) ou un hôtel genre Formule 1 (très pratique pour les habitudes de vie des gens concernés) ; les faire entrer, après sélection, dans un programme d'intégration ; les laisser vaquer ici et là (ils ont certainement des  parents quelque part et les associations sauront bien les soutenir), qu'ils se débrouillent!...

            Eh bien ils se débrouillent en effet. Quel que soit le détour qu'ils aient à effectuer - "retour humanitaire", séjour en "établissement de transition", assignation dans un "village d'insertion" - ils reviennent, ils se retrouvent, ils renouent des liens et renouvellent d'anciennes solidarités, ils découvrent de nouveaux emplacements (friches, chantiers interrompus, usines à l'abandon...), à nouveau ils s'installent et sans délai, dans la précarité et l'illégalité, ils bricolent une vie de village, "... des  mariages et des baptêmes s'organisent et se fêtent sur les terrains, les familles rendent visite à leurs proches, célèbrent Noël et Pâques", rapporte l'ethnologue Martin Olivera. Et ils s'en vont en ville, fouillent les poubelles, collectent la ferraille, mendient, récupèrent, trient, achètent et vendent comme des biffins... Ils deviennent des silhouettes familières dans les rues de nos villes.  C'est peut-être cette capacité de créer de la vie en société face à n'importe quelle adversité, que les braves gens tout autant que les autorités ne supportent pas. Journal de 20 heures sur la 2, lundi 15 octobre, une journaliste interroge les riverains (toujours "excédés", les riverains!) qui de leur balcon ont vue sur un village de baraques : "Est-ce que vous comprenez la réaction des habitants de Marseille qui ont  eux-mêmes expulsé les Roms d'un campement qui s'était installé au pied de leur immeuble ?"

            Il est de bon ton aujourd'hui parmi ceux et celles qui font carrière dans la politique d'affirmer, devant le peu de résultats des mesures d'expulsion en regard des moyens déployés, qu'il s'agit là d'une question européenne". Comme si d'être européenne, la "question" devait naturellement échapper à l'intérêt du pouvoir national. Européenne la question ? Oui, évidemment. Mais quand les événements ont lieu à St-Denis, à Aubervilliers, à Lille, à Marseille, à Vénissieux..., elle est aussi locale, elle est aussi nationale. Peut-être pourrait-on commencer par contextualiser l'arrivée à l'Ouest des Roms de Roumanie et de Bulgarie parmi les mouvements de population qui depuis la Chute du Mur de Berlin secouent l'Europe ? Citons encore Martin Olivera : "... les problèmes de certains Roms sont ainsi les mêmes que ceux des gadjé avec lesquels ils vivent et réciproquement (...). La proportion d'émigrés parmi les Roms de Roumanie est tout à fait comparable au taux d'émigration national de 10% : sur un million de Roms roumains, 100 000 seraient aujourd'hui émigrés en Europe occidentale (40 000 en Espagne, 30 000 en Italie, 15 000 en Belgique, 12 000 en France)." Alors, "migration" ou "nomadisme" ? "Travailleurs" ou "Tziganes" ? "Opportunisme" ou "atavisme" ? "Mondialisation" ou "héritage ethnique" ? ... Au "déplacement lié à la conjoncture historique", le public préférera toujours "l'éternelle errance".

            En fait, il semble que les hommes et les femmes dont nous parlons réussissent à être tout cela à la fois. À conjoindre ce que nous opposons. L'exposition Bohèmes montre comment en eux mythe et réalité quotidienne apparaissent indémêlables ; c'est sur cette confusion qu'elle a été conçue : "la bohème réelle des tziganes et la bohème métaphorique des artistes". Certainement ces derniers poursuivent une chimère, ils n'en offrent pas pour autant des oeuvres de pacotille. Les gravures de Jacques Callot constituent des documents d'une précision ethnographique, mais elles font rêver aussi - elles ont inspiré Baudelaire. Nous ne savons voir cette humanité qu'enveloppée d'une aura fantasmatique. Personne n'y échappe, pas même les créateurs les plus originaux. En présentant dans le catalogue de l'exposition l'image que l'avant-garde artistique de la première moitié du 20ème siècle se faisait des Tsiganes, Tanja Pirsig-Marshall enfile les clichés : "Pour les artistes, les gens du voyage évoquaient la nature primitive sauvage, l'insoumission, l'autonomie, l'indépendance à l'égard des biens matériels, la résistance aux valeurs bourgeoises, ainsi que le déracinement et la marginalité. Bref, ils étaient perçus comme profondément libres. Dégagés des contraintes de la civilisation, ils devenaient par là-même étrangers, séduisants, mystérieux, inquiétants et une source d'inspiration infinie".

            Nos expulsés des périphéries urbaines d'aujourd'hui ont-ils cessé d'être "une source d'inspiration infinie"? Il est peu d'oeuvres récentes qui ne se présentent comme témoignage sinon reportage. Quelques exceptions : Gee-Jung-Jun les a filmés comme au temps du cinéma muet en pied devant leurs pauvres cabanes et fiers comme des propriétaires (France 2007, film de 19 minutes) ;  Bertille Bak présente dans le cadre de son exposition Circuits au Musée d'art moderne de Paris, Transports à dos d'hommes, une création réalisée avec des Roms roumains installés à Ivry-sur-Seine "... les plasticiennes Sylvie Da Costa et Zsazsa Mercury, de la compagnie Les Allumeurs, présentent Dukreben, la bonne-aventure, une "installation artistico-paysagère" au Cirque électrique, Porte-des-Lilas, les 9 et 10 février 2013..."  

"une impression de familiarité rompue" est la formule pleine d'échos qu'invente Éric Chauvier dans son roman Anthropologie, pour rendre compte à la fois de la rencontre et de l'impossibilité de nouer une relation avec une jeune femme  qui fait la manche à  un feu rouge près d'un super-marché de la banlieue de Bordeaux... Même les documentaires sur le sujet se font rares à la télévision. Peut-être n'a-t-on pas oublié le rôle des images de violence filmées lors des expulsions de l'été 2010 dans le déclenchement du mouvement international de protestation contre la politique de l'État français à l'égard des Roms ? Peut-être y-a-t-il une autre raison ? Devant la scène - d'actualité aujourd'hui comme hier - qui montre dans un paysage dévasté les familles roms à pied emportant leur bagage entre deux files de C.R.S. équipés pour la guerre des étoîles, toujours la même question revient - et la réponse n'est pas difficile à trouver : de quel côté sont les forces de vie ?

 

                         Patrick Williams, auteur de Les Quatre vies posthumes de Django Reinhardt,    

                        éditions Parenthèses, 2010.

à lire :  . Martin Olivera, Roms en (bidon)villes, éditions Rue d'Ulm, 2011.

            . Bohèmes. De Léonard de Vinci à Picasso, Catalogue de l'exposition, Grand-Palais,  2012.

            . Éric Chauvier, Anthropologie, éditions Allia, 2006.

            . Michael Stewart & Patrick Williams,  Des Tsiganes en Europe, éditions de la Maison des Sciences de  l'Homme, 2011.

            . Études tsiganes n°46, La "question" rom en Europe aujourd'hui, 2012.

 

http://www.allumesdujazz.com/Journal_Tous_les_numeros/articles/Journal_n_31_647

 

 

                                                                _________________

LE GRAND FILM DU MOIS D'AOÛT.

Journal n°27

                                   Je regarde Brice Hortefeux à la télé qui fanfaronne à propos du "démantèlement" de camps roms illégalement implantés. Il me rappelle quelqu'un. Impossible de dire qui précisément. Gloire historique : un général d'Empire ? Héros de fiction : un notable d'une telenovela saisi par le démon de midi ? Vedette people : un champion de polo qui se lance dans le cinéma ?... Je ne trouve pas. C'est aussi agaçant que de chercher le titre d'un air bien connu qu'on n'arrive pas à se sortir de la tête.

            Sur le boulevard de Chanzy, nos Champs-Élysées à Livry-Gargan, un groupe de "Roumains" discutent : éclats de voix, gesticulations... Trois femmes, deux hommes, qui font un boucan comme dix! Des enfants batifolent autour d'eux, décrochant parfois du groupe pour solliciter un passant : donne! donne! Les adultes ne leur prêtent aucune attention, tout à leur dispute. De loin, on pourrait croire qu'une émeute est en train d'éclater. Ils n'ont pas du regarder la télé ou lire les journaux! On a envie de leur dire que ce n'est pas le moment. Compte-tenu du portrait que nos dirigeants s'appliquent à dresser d'eux depuis les protestations qui se sont élevées contre la violence policière lors des expulsions à Saint-Denis, il vaudrait mieux qu'ils se fassent discrets. Ignorent-ils qu'ils risquent de se retrouver dans un avion pour Bucarest ?...  La moue des chalands qui les croisent est plutôt hostile et les enfants qui tendent la main se font rembarrer. Les voilà qui s'assoient sur  le rebord en ciment d'un massif de fleurs posé sur le trottoir. Les exclamations reprennent de plus belle, le volume des voix enfle encore! Qu'est-ce qui les enflamme ainsi ? Des histoires de famille. Évidemment. Un frère qui a pris le parti de son épouse contre ses propres frères, et d'autres parents présents qui ne sont pas intervenus alors qu'ils auraient du le faire... C'est confus. On ne sait trop s'ils s'amusent ou se querellent pour de bon. J'aime cette façon qu'ils ont de ne pas s'amender, de ne sembler jamais se soucier de l'image qu'ils donnent aux autres. Ce qui remplit les colonnes des journaux, même quand c'est eux qui font les titres, ne les requiert aucunement, mais la parole déplacée d'un frère ou d'un cousin...

            Sont-ils vraiment aussi indifférents qu'ils en ont l'air à l'apparence qu'ils offrent à l'extérieur ?Il est vrai que les jupes longues droites, de couleur unie, les souliers plats et les hauts de jogging ornés du sigle Adidas ne donnent pas aux femmes, plutôt jeunes, une silhouette très élégante, mais les chevelures sont soyeuses, l'une d'elle couverte par un foulard à motifs de fleurs colorées, et les bijoux sont en or, tout comme les rires ("Si tu veux garder ton homme, il faut acheter une pièce d'or et tu la transformes en dents pour toi et ton mari. Vous serez ensemble pour toujours" [1], mais les hommes, barbe de quatre jours, arborent malgré la chaleur estivale chapeaux et gilets ouverts sur des chemises blanches. Est-ce cette innocence, cette impudence, que nos concitoyens veulent punir en les jetant hors de notre horizon ? Le Figaro du 27 annonce en  première page que "2 Français sur 3", 65%, sont "favorables aux expulsions vers la Roumanie  de Roms sans papiers".

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            La misère s'affiche. La richesse aussi s'affiche. Et le spectacle de ces deux extrêmes accolés ne manque jamais de déclencher les discours construits sur l'amalgame et les généralisations. Nos responsables politiques - élus - et d'abord le premier  d'entre eux se sont jetés sur l'aubaine qui ne cessent d'associer "Roms" (dont le sens courant est désormais : "gitan d'Europe de l'est à expulser") et "Gens du voyage" (une catégorie administrative qui assigne l'individu à sa "communauté" - les juristes l'ont remarqué : il n'est pas possible de mettre l'expression au singulier). Et fidèlement, dans les journaux télévisés, les images des baraques misérables des "Roms" et celles des belles caravanes tractées par d'impeccables camionnettes blanches (nettement plus nombreuses que les grosses cylindrées qui ont tapé dans l'oeil du ministre - ça, Monsieur, c'était dans les années 80, vous retardez, et vous vous trompez : les belles berlines ne "traînent" pas les caravanes, elles les emportent dans un gracieux tour de valse!) se succèdent.

            Or qu'y a-t-il de commun entre un problème d'émigration lié à l'évolution politique et économique de l'Europe contemporaine et un fait divers qui se produit de plus en plus fréquemment dans notre pays (un contrôle de police du samedi soir qui tourne mal sur fond de guerre entre petits délinquants et policiers exaspérés) ? Rien. Sinon justement ce qu'offrent les préjugés et les clichés les plus calamiteux : "gitans", "asociaux",  "marginaux", "pas d'ici", "pas de chez nous", "pas comme nous"... Et ça marche à coup sûr. L'association répétée des images des deux événements a même fini par produire un effet qui n'était peut-être pas recherché : le saccage des campements roms apparaît comme une réponse aux dégradations perpétrées dans le  village de St Aignan - dont les habitants ne sont pour rien dans l'affaire.

             La brutalité est la chose du monde la mieux partagée. Mais celle qui s'enveloppe dans le manteau de la légalité apparaît, pour cette raison même, plus choquante encore. C'est ce qu'ont retenu les observateurs d'au-delà de nos frontières. Le Parisien du 24 propose un florilège. Daily Mail: "ce que le gouvernement a mis en place est purement et simplement un système de déportation". Süddentsche Zeitung, "Sarkozy s'en prend au maillon faible": New York Times, (Le Parisien paraphrase) Nicolas Sarkozy attise dangereusement les sentiments hostiles aux immigrés pour satisfaire ses objectifs à court terme... Le regard éloigné peut aider à voir l'essentiel. Montrer sa force en écrasant les plus faibles : ça, c'est un programme! Et voilà que l'on retrouve la dimension familiale. Les migrants roms ne sont pas des hommes seuls qui viennent vendre leur force de travail. Ils amènent avec eux femme et enfants et retrouvent souvent, sur notre territoire, cousins, frères, amis, voisins du même village, même quartier, même région. Tous les gens qui sont amenés à les fréquenter s’étonnent de leur capacité à faire société dans des conditions de précarité parfois extrêmes (ne pas savoir quand on s'endort le soir dans sa baraque si le lendemain elle sera encore debout). Est-ce cette aptitude qui les rend insupportables ?

            Le 30, Éric Besson, ministre de l'immigration, annonce un projet d'amendement à la loi de sécurité intérieure pour étendre les possibilités de reconduite à la frontière en cas de "menace à l'ordre public à l'occasion d'actes répétés de vols ou de mendicité agressive" (Le Parisien du 31) - "mendicité agressive", voilà, dans cette même loi, qui va faire pendant au "racolage passif", de fameuse mémoire.

            Ah, Brice Hortefeux ?

Le Général Custer, dans Little Big Man

                                                                      Patrick Williams.

 

- Nous, on n'en parle pas. Les vivants et les morts chez les Manouches, eds de la Maison des Sciences de L'homme.

- Django et Les quatre vies posthumes de Django Reinhardt, éditions Parenthèses.

 

    

http://www.allumesdujazz.com/Journal_Tous_les_numeros/articles/Journal_n_27_399

 

 

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     ES TU MON FRERE ?


Journal n°23

A cette époque-là (il se pourrait qu’il s’agisse de notre propre époque), l’univers (ou seulement une pro­vince de l’univers) était divisé en quatre royaumes. Dans chacun d’eux régnait une famille (ou bien une équipe, un orchestre, un parti, une corporation, une maison, un club, une coterie...).

Un jour, le Grand Ordonnateur de l’Univers décide de réunir tous ces princes afin qu’ils établissent entre eux une entente et qu’ils finissent par s’unir (à moins que l’initiative ne soit venue des princes eux-mêmes, ils étaient bien assez grands pour se passer d’un Grand Ordonnateur).

Tous vinrent et racontèrent leur histoire. Evidemment chaque famille (ou équipe ou...) afficha un désintérêt total pour l’histoire que les autres racontaient. Mais à l’intérieur des quatre groupes ils se passion­naient, contant les aventures les plus extraordinaires, passant de la tendresse à la fureur, du rire à la mélancolie... Ils avaient été accueillis dans un parc planté d’arbres centenaires au milieu duquel une table remplie de victuailles avait été dressée pour eux. Leurs récits possédaient un tel pouvoir d’enchantement qu’ils attirèrent des nuées d’oiseaux qui bientôt les accompagnèrent de leurs chants. La musique des oiseaux, mêlée aux mots des princes, couvrait le monde.

Il semblait bien à chacun reconnaître dansle propos des autres l’écho lointain d’un souvenir familier mais ils préféraient l’ignorer, déclarant que « ça ne leur parle pas », qu’ils

« n’y comprennent rien », que « c’est pas mon truc ». Ils tombèrent d’accord pour décréter la fin de la rencontre (ou de la conférence, du congrès, du banquet, du sommet, du match, du concert...) et ils quittèrent la table. Furieux, les oiseaux qui s’attendaient à être invi­tés à partager les miettes du festin s’abattirent sur eux et leur crevèrent les yeux.

Depuis les princes, dispersés, solitaires, errent par le monde, trébuchant sur les cailloux des chemins, s’engluant dans la boue des marais, chutant lourdement dans les fossés (ou bien manquant à tout moment de se faire écraser par une automobile, s’égarant dans les halls des gares et des aérogares...),ils marchent bras tendus devant eux, parfois ils se croisent sans se voir, se butent l’un contre l’autre : « Es-tu mon frère ? Es-tu mon frère ?... »

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                                                                           Patrick Williams

 

http://www.allumesdujazz.com/Journal_Tous_les_numeros/articles/Le_journal_n_23_365


[1] Silvia, à Iulia Hasdeu, “Les Zlatari, entre ghettoïsation de la misère et identité de patrons. Réflexion sur l’or rom », Etudes Tsiganes n°38, 2009, (Roms de Roumanie, la diversité méconnue).

Illustrations Jazzi couverture du journal n° 27, Sylvie Fontaine, Johan de Moor, photos Guy Le Querrec

 

08/06/2013

COMMUNIQUE / À PROPOS DU RAPPORT LESCURE PAR LES ALLUMÉS DU JAZZ



"Les Allumés du Jazz, attachés aux notions d'indépendance et d'artisanat en matière de production musicale sont conscients de la nécessité de trouver des financements en matière de rémunération des auteurs, artistes-interprètes et producteurs, autres que ceux de la copie privée, par le biais de l’instauration d’une taxe sur les appareils connectés et saluent dans le rapport Lescure, les pistes évoquées en ce sens.

Toutefois, dans l'état actuel des choses, les Allumés du Jazz sont opposés au fait de fusionner cette nouvelle taxe – dont le rendement est incertain – avec celle de la copie privée qui, même si elle s’essouffle, reste une base solide tant dans sa collecte que dans ses missions de redistribution vers la création, la diffusion et la formation.

Les Allumés du Jazz sont étonnés du manque de confiance accordé aux sociétés de gestion collective – les Sociétés Civiles – qui sont les mieux à même de résoudre et négocier les nouveaux enjeux de la mise en ligne des œuvres, à condition qu'elles continuent à tenir compte des spécificités de nos pratiques, plus artisanales qu'industrielles.

Mais ce qui frappe le plus les esprits, c’est le projet de basculement de l’affectation de 25% de la copie privée (proposition 41) – jusqu’ici dédiés à l’action culturelle et artistique – vers le financement de plateformes numériques. Amputer des moyens déjà érodés par la baisse globale des recettes de la copie privée, à l'heure d'une fragilisation du spectacle vivant et de la création, risque de porter gravement atteinte à ce secteur pourtant essentiel.

Il est à noter en outre que les ventes sur ces plateformes (et sur Internet en général) sont à l'heure actuelle tout à fait insignifiantes en matière de jazz et musiques improvisées et autres, les concerts et les points de vente physiques restant à ce jour les meilleurs vecteurs.

Les Allumés du Jazz s'interrogent sur la fonction réelle de ces nouvelles plateformes numériques dont la position serait rendue dominante, à savoir qui en sont les propriétaires et les réels bénéficiaires qui ainsi se verraient octroyer une partie des 25% de la copie privée : à la lecture de ce rapport, certainement pas les maisons de production de musique indépendantes que nous représentons".

Les Allumés du Jazz - 7 juin 2013

27/03/2013

ARRIVAGE DE VINYLS à LA BOUTIQUE DES ALLUMES DU JAZZ

Ils sont arrivés !!! Peut - être pas encore par milliers, car la boutique est petite mais il y a de belles choses; Avis aux amateurs et partagez l'info : Boutique des Allumés du jazz, 2 rue de la Galère 72000 Le Mans

14/03/2013

Emission à l'improviste d'Anne Montaron

18 mars à 0h - Reportage à la boutique des Allumés du Jazz au Mans, avec Paul Rogers & Edward Perraud. Possibilité d'écouter l'émission en podcasts sur France musique directement.

29/01/2013

La petite chaîne des liens

 

 

Une nouvelle rubrique est apparue sur le site des Allumés du Jazz.  Voir lien ci-dessous avec la video La Monte Young

Vous cliquez sur News puis sur la gauche sur la petit chaîne des liens ou bien Ici

Lire la suite. Une suite de liens vers des vidéos ou des enregistrements marquants de l’histoire du jazz, de la musique, de l’art, de la pensée, de l’humain…

Par les Allumés, des Amis des Allumés, des amis des amis des Allumés…

29/02/2012

RAPPORT D’ÉTAPE SUR LA SITUATION DE LA FILIÈRE DU JAZZ EN FRANCE

Dans une période particulièrement dynamique sur le plan de la créativité artistique, le jazz et les musiques improvisées traversent aujourd’hui en France une grave crise économique qui touche tous les acteurs de la filière, des musiciens aux producteurs, des salles de concert aux festivals, et qui nécessite des solutions adaptées aux spécificités de ce secteur.

À la demande du ministre de la Culture et de la Communication, Monsieur Frédéric Mitterrand, un groupe de travail[1] a été constitué au sein de la Direction générale de la création artistique (DGCA) pour réfléchir à des dispositions susceptibles d’améliorer la situation.

Un calendrier de réunions a été élaboré, d’octobre à décembre 2011, autour de cinq thématiques considérées comme des priorités :

• Insertion professionnelle

• Diffusion

Export  

• Structure économique, emploi

• Disques, médias

 

Pour chaque thématique, des intervenants extérieurs, dont de nombreux artistes, ont été invités à partager leurs expertises et alimenter un premier rapport listant un certain nombre de constats et de préconisations.

Ce rapport d’étape[2] a été transmis au ministre de la Culture fin décembre 2011 et a été discuté avec lui le 14 février 2012.

La communauté du jazz en France ne s’était pas réunie depuis près de quinze ans, et il est réjouissant de constater toujours la même ferveur chez ceux qui veulent développer cette musique. Le jazz et les musiques improvisées constituent une richesse inestimable en France qu’il faut à tout prix préserver, soutenir et développer. Pour ce faire, il est désormais impératif d’élargir la mobilisation à tous ceux – à Paris comme en Régions, de toutes esthétiques et générations – qui n’ont pas encore pu s’exprimer sur les questions soulevées par ce rapport. 

Par conséquent, après la remise du rapport au ministre, le groupe de travail propose plusieurs actions :

Retourner vers la communauté des musiciens et des acteurs de cette filière afin de présenter les fruits de son travail et récolter largement des réactions et des propositions. Une journée de restitution et d’échanges est prévue le lundi 19 mars 2012 à la Maison de la Poésie à Paris. Il est bien évident que cette première journée ne suffira pas et qu’il faudra que des évènements similaires essaiment en Régions.

Poursuivre et étayer sa réflexion en demandant une observation régulière et pérenne du secteur, mais aussi en ajoutant des problématiques non spécifiquement abordées ici, telle que celle du public.

Associer les représentants des collectivités territoriales à cette réflexion, car ils sont essentiels dans les politiques culturelles en œuvre dans notre pays.

Dans le cadre de la création éventuelle d’un CNM (Centre National de la Musique), garantir une place importante aux musiques peu médiatisées et peu commercialisées en prévoyant des procédures concertées et adaptées.

Dans un pays qui a toujours été en pointe sur les politiques culturelles, les Français continuent de plébisciter les artistes qui poursuivent une voix exigeante avec courage et intégrité et c’est pourquoi nous devons impérativement maintenir une offre musicale plurielle et abondante.

 


[1] composé de représentants de la Fédération des scènes de jazz (FSJ), de l’Association des festivals innovants jazz et musiques actuelles (FNEIJMA), de Grands formats, de la Fédération nationale des écoles de jazz et musiques actuelles (FNEIJMA), de Jazz(s)RA, des Allumés du jazz, de l’Union des musiciens de jazz (UMJ), ainsi que de Laurent Coq (musicien et professeur à l’EDIM), Pierre de Bethmann (musicien et professeur au CNSMDP), Alex Dutilh (journaliste, producteur sur France Musique), Reno Di Matteo (producteur de jazz) et des représentants de la DGCA.

2 Lien pour lire ou télécharger le rapport

13/02/2012

BOUTIQUE DES ALLUMÉS DU JAZZ, 2 RUE DE LA GALÈRE 72000

La boutique des Allumés du Jazz n'offre pas que des disques à vendre, mais du savoir, du partage et un peu de chaleur et d'amités qu'on ne trouvera ni dans les méandres des boutiques virtuelles, ni dans les supermarchés hyper pas supers.

22/07/2011
Centre de ressources du Petit Faucheux

Centre de ressources du Petit Faucheux

Au Petit faucheux, vous pouvez désormais venir
écouter tous les concerts depuis 1995, consulter
les archives de communication depuis sa création
en 1984 (dossiers et revues de presse, programmes
consultables en ligne), consulter la presse spécialisée
(collections complètes de Jazzman, Jazz Magazine,
ImproJazz, Les Allumés du jazz, Revue et corrigée depuis
1995 etc.) ainsi que des ouvrages spécialisés sur
le jazz et les musiques improvisées (études, enquêtes,
rapports, annuaires, guides etc.).
Le catalogue en ligne, accessible via le site internet du
Petit faucheux, vous permet de faire des recherches
par titre, par nom de musicien, par année mais aussi
des recherches thématiques, par type de document.
Un poste d’écoute, un ordinateur et un lecteur DVD/
VHS sont à votre disposition dans la salle de travail afin
de consulter facilement les documents.
Riche d’environ 7000 documents, le fonds documentaire
du Petit faucheux est consultable :
le mardi de 9h à 13h et le jeudi de 13h30 à 17h30 (hors
vacances scolaires) ou sur rendez-vous, à prendre auprès
d’Aurélie Roussat : ressources@petitfaucheux.fr

22/06/2007
Écoutez avant de commander !

Écoutez avant de commander !

Vous pouvez choisir d'écouter des extraits des disques en allant sur leur page et en cliquant sur le petit haut-parleur.

Sans oublier que le mp3 est d'une qualité dramatiquement inférieure à celle d'un CD.
Le mp3 nuit gravement à la musique !

15/03/2007
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